Les cinq enseignants, membres du personnel de l’ENIEG de Wum, enlevés le 8 septembre 2026 auraient retrouvé la liberté, selon plusieurs lanceurs d’alertes. Leur enlèvement avait suivi une attaque armée au cours de laquelle des hommes armés avaient tué le commissaire divisionnaire Mbah Tobie Damase. Les circonstances de leur libération restent, pour l’heure, inconnues.
Un soulagement se dessine à Wum, dans le département de la Menchum. Les cinq membres du personnel enseignant enlevés lors de l’attaque du 8 septembre auraient été libérés. L’information est rapportée ce jeudi par plusieurs lanceurs d’alertes. Pour l’heure, les autorités administratives et sécuritaires n’ont pas encore communiqué publiquement sur cette libération.
Aucune information précise n’a également filtré sur les conditions dans lesquelles les cinq otages auraient retrouvé la liberté. On ignore notamment si une opération des forces de sécurité, des négociations ou une autre intervention a permis leur libération.
Cinq membres du personnel enlevés
L’enlèvement avait eu lieu le 8 septembre 2026, en pleine rentrée scolaire. Ce jour-là, le préfet de la Menchum effectuait une tournée dans plusieurs établissements. L’objectif était de vérifier l’effectivité de la reprise des cours dans cette partie de la région du Nord-Ouest. À proximité de l’ENIEG de Wum, le convoi administratif s’est arrêté à une cinquantaine de mètres de l’établissement.
Le commissaire divisionnaire Mbah Tobie Damase s’est alors avancé vers le campus. Des hommes armés présents sur les lieux ont ouvert le feu sur lui. Le policier a été mortellement touché.
Rentrée scolaire 2024-2025 : L’ombre d’une nouvelle grève plane
La directrice de l’ENIEG enlevées
Après l’attaque, les hommes armés avaient emmené cinq membres du personnel dans la broussaille environnante, vers une destination inconnue. Le gouverneur du Nord-Ouest avait ensuite communiqué l’identité des cinq personnes enlevées. Il s’agissait de Kwa Hope, directrice de l’ENIEG de Wum, Ache Presilla, Kometa Divine, Kum Nadine et Nchia Dieudonné.
Les forces de défense et de sécurité avaient immédiatement lancé des recherches. Le gouverneur avait également demandé aux populations de collaborer avec les autorités afin de faciliter la recherche des assaillants et la libération des otages.
Deux jours après leur enlèvement, les cinq membres du personnel sont désormais annoncés libres. Cependant, plusieurs zones d’ombre demeurent. Aucune information n’a encore été rendue publique sur l’endroit où ils auraient été détenus ni sur les circonstances exactes de leur libération.
Les autorités n’ont pas non plus indiqué, à ce stade, si les personnes libérées présentent des blessures ou si elles ont déjà retrouvé leurs familles. Une communication officielle reste donc attendu pour confirmer leur libération et apporter davantage de précisions.
Une rentrée scolaire sous tension dans le Nord-Ouest
L’attaque de Wum intervient dans un contexte sécuritaire toujours difficile dans les régions anglophones du Cameroun.
Des groupes séparatistes tentent régulièrement d’imposer des restrictions sur les activités scolaires. Selon les informations rapportées après l’attaque, des séparatistes avaient notamment annoncé un confinement destiné à perturber la rentrée scolaire dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.
Le conflit séparatiste oppose depuis plusieurs années les forces gouvernementales à différents groupes armés réclamant la création d’un État indépendant appelé Ambazonie. Les établissements scolaires, les enseignants et les élèves ont régulièrement subi les conséquences de cette crise.











