La gendarmerie de la région de l’Ouest a démantelé un réseau présumé de trafic d’ossements humains, après l’assassinat par décapitation de la jeune Karel Stella Yankam. Son corps a été retrouvé dans la broussaille, en état de décomposition, le 13 mars 2026.
Les éléments de la gendarmerie de la région de l’Ouest ont mis la main sur un réseau présumé de trafiquants d’ossements humains. Cette opération fait suite à une enquête ouverte après un crime d’une rare violence survenu le 13 mars 2026.
Ce jour-là, la jeune Karel Stella Yankam, apprentie couturière, a été retrouvée assassinée et décapitée dans le département du Nde, plus précisément à Banekouane. Orpheline de père et de mère, elle résidait avec sa famille adoptive à Toucop. Son inhumation a eu lieu le 17 mars 2026, dans une forte émotion.
Les premières investigations ont conduit à l’arrestation d’un couple, Jean Bourgeois-Guardio et Estelle Fongang, soupçonnés d’être impliqués dans le meurtre. Les enquêteurs ont également interpellé un autre individu, Asimou Mohamed, présenté comme un présumé client du réseau. Dans la poursuite des investigations, de nouveaux éléments ont permis d’en savoir davantage sur le rôle de chacun dans cette affaire.
Deux suspects arrêtés pour trafic d’ossements humains à Douala
Selon les éléments recueillis, ce dernier aurait proposé une somme de 100 millions de francs Cfa en échange des yeux de la victime, révélant l’horreur des motivations derrière ce crime. La poursuite des enquêtes a permis de découvrir une cachette à Banencan.
Sur place, les gendarmes ont saisi cinq crânes ainsi que plusieurs os humains, confirmant l’existence d’un réseau de trafic d’organes opérant dans des zones rurales et périurbaines.
Les suspects, dont les enquêtes sont en phase finale, devraient être présentés à la justice pour répondre de leurs actes.
















