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Sénégal : l’Assemblée examine le renforcement du Premier ministre et du Parlement.

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 l’Assemblée nationale du Sénégal a entamé mercredi 24 juin 2026. L’examen d’une révision constitutionnelle visant à muscler les pouvoirs des députés et du Premier ministre.

Cette proposition de loi, évoquée par l’opposition. Est initiée par le parti Pastef dirigé par M. Sonko, président de l’Assemblée nationale. Où cette formation détient 130 des 165 sièges.

Ce texte est soumis aux députés après la rupture entre le président Faye et M. Sonko. Son ex-compagnon de route politique et ex-Premier ministre, limogé le 22 mai.

Mais M. Sonko a rebondi le 26 mai avec son élection comme président de l’Assemblée nationale. Après que le Pastef a boudé le nouveau gouvernement nommé par le président Faye, en fonction depuis avril 2024.

L’examen de la proposition de révision constitutionnelle a été entamé mercredi 24 juin 2026 par une commission de l’Assemblée nationale. Le texte sera débattu en séance lundi prochain.

Il vise à un « meilleur rééquilibrage des prérogatives » entre les pouvoirs exécutif. Le pouvoir législatif et judiciaire.

Avec cette révision, le président de la République « ne pourra plus diriger un parti politique. Ou une coalition de partis ».

Le chef de l’Etat sénégalais avait démissionné du poste de secrétaire général de Pastef après sa prise de fonction. Mais il est à la tête d’une coalition rivale. Alors que des élections locales sont prévues en janvier 2027 avant une présidentielle en 2029.

Vers un exécutif bicéphale et un Parlement fort

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Si la proposition de loi est adoptée. L’ élaboration du programme de gouvernement  actuellement du ressort exclusif du chef de l’Etat. Sera désormais « défini (par ce dernier) en concertation avec le Premier ministre ». Un chef de gouvernement qui pourra désormais « nommer aux emplois civils ».

La réforme renforce également les prérogatives de l’Assemblée nationale avec « un pouvoir d’enquête » élargi. Par notamment la possibilité pour cette institution « d’entendre toute personne utile ». Comme les magistrats qui ne peuvent pas actuellement être auditionnés par les députés.

Les craintes d’une instabilité institutionnelle

Par ailleurs, l’institution devra être « obligatoirement informée sur les conventions d’investissement ». Relatives aux ressources naturelles pour mieux contrôler les finances de l’Etat.

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Son chef sera toujours chargé de l’intérim du président de la République. Mais avec des pouvoirs élargis.

L’opposition s’est dite défavorable à la démarche. « La forme la plus indiquée (pour cette révision constitutionnelle) est de passer par voie référendaire. Plutôt que par voie parlementaire ». En raison de son importance, a dit à la presse Seydou Guèye. porte-parole de l’APR, parti dirigé par l’ex-président Macky Sall (2012-2024).

Un autre opposant, Serigne Mbaye Thiam, avertit.  avec cette réforme, « il ne devrait surtout pas avoir  un régime hybride et bancaire. Ni véritablement présidentiel, Ni véritablement parlementaire. Source de blocages institutionnels et d’instabilité ». au Sénégal, pays ouest-africain à régime présidentiel.

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