Une intervention des forces de l’ordre sur un site d’orpaillage artisanal à Voko, dans l’arrondissement de Poli, a viré au drame le 5 mars 2026. Quatre personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées lors d’affrontements entre habitants et forces de sécurité.
Le village de Voko, dans l’arrondissement de Poli, département du Faro, a été plongé dans la stupeur le 5 mars 2026. Une opération menée autour d’un site d’orpaillage artisanal s’est transformée en tragédie, faisant quatre morts et plusieurs blessés. Selon des témoignages, une délégation composée de gendarmes et de membres du comité de vigilance local s’est rendue sur le site minier de Mayo-Ndjarendi. L’opération aurait été ordonnée par le procureur de la République près les tribunaux de Poli. Dans le cadre d’un contrôle des activités d’orpaillage.
À leur arrivée, les forces de sécurité constatent que les exploitants artisanaux ne se trouvent pas sur le site. Les circonstances restent encore floues, mais une scène de panique aurait alors provoqué un accident dramatique. Une femme et son enfant auraient trouvé la mort après une chute survenue dans la confusion. Cet incident va rapidement accentuer la tension entre la délégation officielle et les populations locales.
Intervention jugée brutale
La mission se poursuit ensuite vers le marché du village de Voko. Où les membres de la délégation tentent de localiser les orpailleurs. C’est à ce moment que la situation dégénère et des échanges houleux éclatent entre les forces de sécurité et certains habitants. La colère monte rapidement, les affrontements finissent par éclater au cœur du marché.
Dans la confusion, des coups de feu sont entendus. Deux autres villageois sont mortellement atteints, portant à quatre le nombre total de victimes de cette journée tragique. Plusieurs personnes sont également blessées lors de ces affrontements. Parmi elles figure Mamoudou Hamadou, évacué vers l’hôpital régional de Garoua pour recevoir des soins appropriés. Trois autres blessés sont pris en charge à l’hôpital de Poli, selon des sources locales.
Du côté des rescapés et des habitants, l’incompréhension domine. Plusieurs témoins dénoncent une intervention jugée brutale et estiment que les tirs auraient été effectués sans sommation. Certains habitants affirment également que l’exploitation artisanale de l’or dans la zone n’avait jamais fait l’objet d’une interdiction officielle.
















