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Selon le gouvernement gabonais : Sylvia Bongo Ondimba a menti

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Le gouvernement gabonais, à travers le ministre de la Communication, a opposé un démenti aux déclarations de Sylvia Bongo Ondimba, l’ancienne Première dame, diffusées le 6 mars 2026 sur France 24.

Lors de cette interview exclusive réalisée depuis son exil à Londres, l’épouse du président déchu Ali Bongo est revenue sur ses vingt mois de détention consécutifs au coup d’État d’août 2023. Elle affirme avoir subi, aux côtés de son fils Noureddin Bongo, des sévices corporels et des tortures psychologiques.

Elle a notamment soutenu que le président Brice Clotaire Oligui Nguema l’aurait personnellement menacée. Pour obtenir son silence sur ces traitements. Face à ces accusations  jugées calomnieuses, Libreville a rejeté l’existence de toute forme de mauvais traitements. Durant la période d’incarcération qui s’est achevée par une libération provisoire en mai 2025.

Sanctions sévères

Le gouvernement a également brandi la menace de sanctions sévères. Non sans inclure la suspension, contre tout média relayant ce qu’il qualifie de manœuvres de désinformation. Visant à déstabiliser la transition.

Cette escalade verbale marque une nouvelle rupture entre les nouvelles autorités et l’ancien clan présidentiel, dans un contexte où le pays tente de solder l’héritage de l’ère Bongo.

Gabon: Oligui promet un « procès équitable » à l’ex première dame Sylvia Bongo et son fils

Procès expéditif

Au Gabon, Sylvia et Noureddin Bongo avaient été condamnés à vingt ans de prison au terme d’un procès expéditif. L’épouse et le fils de l’ancien président Ali Bongo avaient été reconnus coupables de plusieurs délits financiers. Et avaient immédiatement dénoncé l’instrumentalisation de la justice par l’actuel chef d’Etat gabonais, Brice Oligui Nguema.

Après deux jours d’audience, la cour criminelle spéciale de Libreville les avait  condamnés par contumace pour plusieurs délits financiers : « Détournements de fonds publics », « blanchiment de capitaux », « usurpation de titres », « association de malfaiteurs »…. Et devraient payer une amende de 100 millions Fcfa.

Au cours de ce procès, Eddy Minang, procureur général, avait dénoncé un « braquage de la République », en expliquant les rouages du « système Bongo » : un enrichissement personnel au sommet de l’Etat grâce à un entrelacs de sociétés-écrans et des revenus pétroliers occultes. Des témoins, dont le Coréen Kim Oum, ancien assistant personnel de Sylvia Bongo, avaient alors décrit les dépenses faramineuses de l’ancienne première dame.

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