Revenant sur la réforme constitutionnelle, le secrétaire général du comité central du Rdpc a fait un cours magistral de droit constitutionnel aux opposants.
«Kamto et l’art d’oublier… » Tel s’intitule le pied de nez du secrétaire général du comité central du Rdpc au leader du Mrc. Après la réforme constitutionnelle instituant le poste de vice-président au Cameroun.
Selon le cadre du parti au pouvoir, la bienfaisante réforme constitutionnelle portée par Paul Biya a suffi pour réveiller de leur coma certains opposants après leur défaite du 12 octobre dernier.
«Même les grands experts de l’opposition systématique comme Mr Kamto. Ou Mme Enonchong, entre autres ont oublié, à notre grande surprise. Qu’en 1982 un Camerounais nommé par décret est devenu président de la République. Et tout le pays a applaudi y compris eux-mêmes (ils le rappellent dans des interviews) Racontant même comment ils étaient heureux et motivés de rentrer de l’étranger)», moque Grégoire Owona.
Lettre pastorale des évêques : La contrattaque de Grégoire Owona
Critères de compétence
Ajoutant, il précise qu’« ils oublient volontairement la sérénité. Valeur cardinale, dont on a besoin lors de toute passation de témoin. Un président élu pour un mandat déroulera son programme pour lequel il a été élu sur 7 ans. »
« En cas d’indisponibilité, son vice-président termine donc le mandat. Il est bon, à ce stade de notre démocratie, me semble-t-il, que ce soit lui qui choisisse son vice-président Et le nomme sur la base des critères d’abord de confiance. De compétence et de loyauté avant, à mon humble avis, tous les autres critères».
Et de conseiller : « Avant d’organiser les pétitions et les campagnes de désinformation. Kamto, commencez s’il vous plaît par faire vos 3 années de militantisme prévues au Mrc. Pour vous légitimer président de ce parti. Et arrêtez le nomadisme politique devenu votre autre expertise après le droit».
Grand expert en droit
Il va plus loin en reconnaissant qu’« après le Sdf, on vous a retrouvé au Rdpc. Puis au Mrc appuyé par le Fcc, puis au Manidem appuyé par une certaine faction de l’Upc. Et vous voilà à nouveau au Mrc dans la tourmente. Nous vous savons déjà grand expert en droit, une vraie sommité mondialement reconnue. »
Mais « cela ne vous autorise pas à nous désinformer ni sur notre Constitution. ni sur l’histoire politique du Cameroun. Alors je me permets de vous suggérer d’aller enseigner aux jeunes Camerounais comment on change de partis politiques. Sans jamais gagner d’élection nulle part et toujours exister ! Puisse le débat rester à la hauteur des enjeux et se garder des polémiques stériles et inutiles ».
Contacté, un cadre du Mouvement pour la renaissance du Cameroun n’a pas souhaité s’exprimer sur le sujet, nous confiant que le parti pourrait se prononcer si nécessaire en temps opportun.
















