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Burkina : autorisation gouvernementale pour étudier à l’étranger

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Le Burkina Faso a adopté jeudi 25 juin 2026. Un décret imposant aux étudiants souhaitant poursuivre leurs études à l’étranger. D’obtenir une autorisation préalable du ministère de l’Enseignement supérieur.

Ce pays, dont le régime militaire est dirigé par le capitaine Ibrahim Traoré depuis un coup d’État en septembre 2022. Mène une politique souverainiste, répressive envers toute voix critique.  Hostile aux Occidentaux et revendique ne pas être une démocratie.

« Aux termes de ce décret. Tout étudiant burkinabè qui veut entamer des études à l’extérieur. Bénéficiant d’une bourse ou sur fonds propres. A l’obligation d’obtenir au préalable une autorisation du ministère en charge de l’Enseignement supérieur ». A annoncé le gouvernement dans un communiqué à l’issue d’un Conseil des ministres.

« Selon le ministre (Adjima Thiombiano, ndlr). Il s’agit de permettre à l’Etat d’assurer un suivi des contenus de formations conformément à la vision actuelle du gouvernement. D’éviter les cas sociaux après les études à l’étranger. Et de préparer l’insertion professionnelle de ces étudiants », at-il expliqué.

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Des milliers d’étudiants burkinabés établis à l’étranger

Les étudiants burkinabés souhaitant étudier à l’étranger avaient déjà été affectés en 2023. C’était lorsque la France, l’ex-puissance coloniale avec qui le Burkina. Entretenait des relations glaciales, avait suspendu la délivrance de visas à Ouagadougou. Dans un contexte de fortes tensions.

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Cette décision concernait également le Mali et le Niger. Eux également dirigés par des juntes hostiles à Paris et avec qui le Burkina est allié au sein de la confédération de l’Alliance des Etats du Sahel (AES).

Par ailleurs, le gouvernement a pris en mai 2025. Un décret portant institution d’une « immersion patriotique obligatoire » pour les élèves admis au baccalauréat.

Quelque 60.000 bacheliers ont dû prendre part à cette formation. D’une durée d’un mois, censée créer « des patriotes ». Prêts à « défendre » leur pays, en proie à des violences jihadistes meurtrières depuis une dizaine d’années.

Son suivi est exigé pour s’inscrire dans les universités du Burkina Faso.

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