Alors que le peuple continue d’ergoter sur la question du prochain remaniement ministériel, le chef de l’État prend tout son temps.
A quand le prochain gouvernement ? Personne ne saurait le dire en ce moment précis. Tous les jours qui passent se suivent et se ressemblent. Le silence autour d’un remaniement ministériel de plus en plus attendu suscite interrogations et impatience.
Urgences économiques et sociales
Pendant que certains pays africains procèdent à des réajustements, mieux, au renouvellement gouvernemental. Le régime de Yaoundé joue à la tempérance. Pourtant les urgences économiques et sociales se font de plus en plus pressantes.
Le 31 décembre 2025, trois mois après l’élection présidentielle d’octobre, Paul Biya annonçait pour les prochains jours. La formation imminente d’un nouveau gouvernement qui devrait permettre une revitalisation de l’appareil étatique. Plus de quatre mois après, c’est le statu quo.
Ambiance figée
Selon une source crédible, dans les couloirs du palais d’Etoudi et dans certains ministères, l’ambiance est figée. « Aucun membre du gouvernement ne veut prendre le risque sur quelque dossier que ce soit. Chacun est prudent. Parce que personne ne sait exactement à quel moment le prince va frapper. L’absence de communication à ce sujet alourdit l’atmosphère et resserre les visages, nous informe-t-elle.
Joints par nos soins hier matin, certains analystes affirment que cette lenteur s’expliquerait par un mode de gouvernance fortement centralisé. Où chaque arbitrage majeur remonte au sommet de l’État, allongeant mécaniquement les délais de décision. D’autres évoquent des équilibres politiques complexes, entre fidélités, gestion des carrières et enjeux de stabilité du système.
Budget ambitieux
A Yaoundé, certaines administrations tournent au ralenti, parfois sans marges de manœuvre suffisantes, malgré un budget de l’État 2026 fixé à 8 816,4 milliards de FCFA. Un budget ambitieux, mais dont l’exécution semble freinée par l’absence de nouvelle impulsion gouvernementale.
















