Face à l’ampleur de la polémique sur l’humiliation des travailleurs, le ministère du Travail et de la Sécurité sociale condamne fermement tout acte assimilable à des traitements inhumains ou dégradants.
Depuis plusieurs jours, des vidéos devenues virales sur la toile montrent des employés camerounais en train de subir des violences. Et des humiliations dans des entreprises installées au Cameroun. Il s’agit notamment des commerces, certains chantiers et unités industrielles.
Une rare violence
Les images d’une rare violence ont immédiatement suscité l’indignation. Aussi sont-elles alimentées par des récits de salariés évoquant des pressions. Des insultes et des traitements dégradants sur les lieux de travail.
Dans une des vidéos attribuées à un supermarché de la capitale. On y voit des scènes de violence sur un employé. Exécutées sous l’autorité supposée de responsables d’entreprise. D’autres contenus évoquent des situations similaires dans des structures commerciales. Et industrielles de différentes origines, asiatiques, libanaises. Ou encore européennes, sans que toutes les allégations soient formellement établies par des décisions de justice.
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Entre accusations de maltraitance
Des vidéos largement partagées sur les réseaux sociaux. Qui ont relancé le débat sur les conditions de travail dans certaines entreprises étrangères. Et locales au Cameroun, entre accusations de maltraitance, enquêtes annoncées. Et interrogations sur l’effectivité du travail décent.
Face à cette situation dégradante, le ministère du Travail et de la Sécurité sociale condamne fermement tout acte assimilable à des traitements inhumains ou dégradants. Le ministre Grégoire Owona rappelle que « nul employeur, sous quelque prétexte que ce soit, ne saurait se substituer à la loi ni recourir à des pratiques assimilables à des traitements inhumains, dégradants ou humiliants ».
Il est suivi dans cette logique par des organisations de la société civile qui n’ont pas tardé à monter au créneau pour condamner ces sévices corporels signalés dans les établissements commerciaux chinois et appeler à une protection accrue des travailleurs camerounais.
Profonde indignation
Aussi ont-elles exprimé leur profonde indignation suite à la diffusion de vidéos virales sur les réseaux sociaux. Notamment relayées par le lanceur d’alerte N’zui Manto. Exposant des scènes d’une cruauté innommable au sein de structures commerciales étrangères au Cameroun. Non sans apporter leur soutien aux victimes et saluer l’action républicaine.
« Nous saluons la réactivité des forces de maintien de l’ordre qui ont procédé à l’interpellation du PDG de l’entreprise et de son interprète, pour ces faits graves portant atteinte à la dignité humaine. Nous dénonçons avec la même fermeté les faits similaires signalés au centre commercial à Yassa (Douala), prouvant que ces pratiques ne sont pas des cas isolés », ont affirmé des organisations de la société civile.
Face à ce qui s’apparente à une forme d’esclavagisme moderne, elles prescrivent des inspections du travail inopinées et rigoureuses dans toutes les entreprises étrangères, particulièrement dans le secteur de la grande distribution, pour vérifier le respect du Code du travail et de la dignité des employés.















