Le corps sans vie d’un homme vêtu en femme a été découvert au quartier Emombo à Yaoundé. D’abord présenté comme une possible agression homophobe, le drame serait finalement lié à une violente dispute survenue dans un bar.
La stupeur a gagné le quartier Emombo à Yaoundé après la découverte du corps sans vie d’un homme égorgé en pleine rue. La victime, qui circulait avec une apparence féminine, portait notamment du rouge à lèvres, du fond de teint, des faux ongles, des piercings ainsi qu’un soutien-gorge rouge visible autour de la poitrine.
Dans un premier temps, plusieurs publications sur les réseaux sociaux et certains médias avaient évoqué un possible crime homophobe. Selon ces premières informations, la victime aurait été prise à partie par des individus qui l’auraient agressée en raison de son apparence jugée féminine.
Même si l’homosexualité reste interdite par la loi camerounaise, de nombreux internautes ont rappelé qu’aucune différence ou orientation supposée ne peut justifier qu’une vie humaine soit ôtée.
De nouvelles révélations
Mais de nouvelles révélations relayées par le lanceur d’alerte N’zui Manto apportent une autre version des faits. Selon plusieurs témoignages, la victime se trouvait dans un bar la veille du drame en compagnie d’une femme d’origine congolaise qui était son ami. Une dispute aurait donc éclaté entre les deux personnes autour d’un client.
Au cours de l’altercation, la femme aurait saisi une bouteille avant de la casser et de s’en servir pour égorger la victime. Après les faits, la suspecte aurait pris la fuite. Toujours selon ces révélations, il ne s’agirait donc pas d’un crime homophobe comme plusieurs personnes l’avaient d’abord affirmé, mais plutôt d’un conflit lié à des activités de prostitution ou de « vente du piment » dans le langage populaire.
Une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux montre d’ailleurs la présumée suspecte dans le bar quelques instants avant le drame.
Pour l’heure, aucune communication officielle des autorités n’a encore été faite sur cette affaire qui continue de susciter de nombreuses réactions.















