Le bureau politique du Manidem accuse le président du Front pour le salut national du Cameroun (FSNC) Issa Tchiroma. Et certains pontes du parti au pouvoir.
Issa Tchiroma a publié le 5 mai 2026 le programme des funérailles de feu Anicet Ekane, assassiné par le Rdpc. Il a appelé les Camerounais à être « nombreux pour accompagner le héros national ».
Pour le Bureau politique du Manidem, ceci est la confirmation officielle du soutien d’Issa Tchiroma Bakary. A l’opération de destruction de leur parti entreprise par le Rdpc. Et nombre d’acteurs politiques depuis ce parti a investi Maurice Kamto en juillet 2025. Comme candidat à la présidentielle d’octobre 2026.
A en croire le bureau politique, « ceci est le dernier acte de rupture de l’accord. Que nous croyions avoir avec Issa Tchiroma dans le cadre de l’Union pour le changement ».
Le choix anti-Manidem
Le Manidem qui dit en prendre acte. Tient cependant à informer le public que ce coup de poignard dans le dos ne le surprend pas. « En effet, depuis l’arrestation d’Anicet Ekane et sa mise à mort, toutes nos tentatives de communication. Avec Tchiroma, se sont soldées par un échec. Ce dernier a choisi de couper les ponts avec le Manidem et de soutenir sournoisement sa déstabilisation. »
« Nous nous sommes gardés de dénoncer ces manœuvres antipopulaires. Pour ne pas décourager le peuple du changement », affirme le bureau politique de ce parti de l’opposition. Qui prône le changement. Mais le silence, tient-il à préciser, ne peut plus être de mise. Maintenant que Tchiroma lui-même a porté sur la place publique son choix anti-Manidem.
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Programme minimal transpartisan
«S’il est malheureux de constater que cette attitude est inscrite dans la tradition des politiques de la famille aujoulatiste depuis. Il convient de se satisfaire puisque d’autres voix non épicistes ont refusé cette forfaiture », déplore le bureau politique. Qui s’adressait « au peuple camerounais assoiffé de changement ». Réitère son appel à ne pas prendre part à l’humiliation d’Ekane en participant à des cérémonies organisées par le Rdpc.
Le Manidem, qui redit que seule la mobilisation populaire autour d’un programme minimal transpartisan peut permettre de renverser le régime néocolonial qui meurtrit le Cameroun, s’engage à continuer à travailler avec toutes les forces politiques qui approuvent la proposition upéciste d’union pour le changement afin de mettre fin aux souffrances des Camerounais.
















