pixel

Ngannou et Parnasse à Los Angeles : deux combattants expéditifs dominent l’Intuit Dome

Date:

Pages jaunes
Trans Afrique

Ngannou et Parnasse à Los Angeles, samedi soir à l’Intuit Dome d’Inglewood : deux victoires, deux premiers rounds bouclés avant la sirène. Francis Ngannou, de retour en MMA après dix-huit mois d’absence, a renversé le Brésilien Philipe Lins d’un crochet du gauche dévastateur. Salahdine Parnasse, pour sa première soirée sur sol américain, a stoppé l’Américain Kenneth Cross par KO technique avant la fin du round.

Ngannou de retour au MMA : un premier round qui dit tout

Francis Ngannou n’avait plus mis les pieds dans un octogone depuis dix-huit mois. Ce retour attendu, à l’Intuit Dome d’Inglewood dans le sud de Los Angeles, n’a pas duré longtemps. Le Camerounais de 39 ans a mis fin aux débats avant la sirène du premier round.

Philipe Lins, son adversaire brésilien de 40 ans, n’était pas un inconnu du circuit mondial. Avec 18 victoires pour 6 défaites au compteur, l’ancien pensionnaire de la PFL, du Bellator et de l’UFC représentait une opposition rodée. Ngannou l’a balayé avec méthode et brutalité.

Le « Predator » a d’abord imposé sa boxe, frappant avec la puissance qui a fait sa réputation en poids lourds. Au sol, il a pris le contrôle et martelé son adversaire de coups de coudes. Un crochet du gauche fulgurant a expédié Lins au tapis. L’arbitre n’a pas eu à chercher longtemps.

Francis Ngannou affiche désormais un bilan de 19 victoires pour 3 défaites. Il ne fêtera ses 40 ans qu’en septembre prochain.

La longue route vers l’Intuit Dome

Le retour de Ngannou dans l’octogone n’a pas été linéaire. Après son règne comme champion des poids lourds de l’UFC, il avait tenté l’aventure en boxe anglaise. Deux combats, deux défaites, d’abord contre Tyson Fury, puis contre Anthony Joshua.

Revenu au MMA, il n’avait disputé qu’un seul combat sous les couleurs de la Professional Fighters League : une victoire expéditive contre le Brésilien Renan Ferreira en octobre 2024. Puis dix-huit mois de silence et d’absence de tout contrat.

Libéré de tout engagement, Ngannou a choisi l’Intuit Dome, salle NBA des Clippers dans le sud de Los Angeles, pour reprendre sa marche. L’événement s’est organisé sous le patronage de MVP, la société co-fondée par le YouTubeur devenu boxeur Jake Paul et son associé Nakisa Bidarian. Netflix assurait la diffusion en streaming. Le cadre n’était ni discret ni anodin.

La présence de Jon Jones, légende américaine de l’UFC invitée comme consultant, a encore relevé la charge symbolique de la soirée.

Ngannou et Parnasse à Los Angeles : deux destins, une même nuit

La soirée avait commencé avec une première américaine historique pour Salahdine Parnasse. Le Français de 28 ans, 23 victoires pour 2 défaites, ancien champion de l’organisation polonaise KSW, s’avançait pour la première fois dans un octogone sur le sol des États-Unis.

Face à lui, l’Américain Kenneth Cross, 31 ans, affichait un bilan de 17 victoires pour 5 défaites. Un adversaire expérimenté pour un combat de poids légers prévu sur trois rounds de cinq minutes.

Parnasse a commencé par imposer sa lutte. Il a bloqué Cross au sol et l’a martelé de coups, prenant rapidement le dessus. Revenu debout, le Français a enchaîné ses crochets avec vitesse et précision, désorganisant les défenses de son adversaire. Un travail au corps soigné, suivi d’un uppercut du droit décisif, a provoqué l’arrêt de l’arbitre.

Parnasse a fait son entrée dans l’octogone sur le tube California Love de Tupac Shakur. Sa formule après la victoire a résumé un parcours entier : « Je suis très satisfait, ce sont des années de travail qui paient. » Son trajet, il l’a défini en cinq mots : « d’Aubervilliers à Los Angeles. »

Le Français espère que cette victoire marque l’ouverture d’un nouveau chapitre américain. Los Angeles n’est plus seulement une étape, mais un terrain où il entend construire la suite.

Jon Jones dans le viseur : la provocation de Ngannou

Francis Ngannou avait un second combat à mener, en mots cette fois. Jon Jones, consultant invité de la soirée et probablement le nom le plus redouté de l’histoire des poids lourds de l’UFC, était présent à l’Intuit Dome. Ngannou n’a pas laissé passer l’occasion.

En conférence de presse, le Camerounais a pris la parole sans ménagement. « Jon Jones est un grand combattant, probablement le meilleur de l’histoire du MMA, mais point de vue business il devrait prendre exemple sur moi. » Puis il a précisé sa pensée : « Je pense qu’il est bloqué et ne peut pas se libérer. »

D’après les calculs de Ngannou, Jones serait encore lié à l’UFC par un contrat courant sur deux ans. Une contrainte présentée comme une prison dorée, face au statut d’athlète libre que Ngannou revendique depuis son départ de l’organisation.

La semaine précédant la soirée, Ngannou avait confié sa position à l’AFP lors d’un entretien. « Je le combattrai n’importe où. Et si j’avais un choix à faire, ce serait en Afrique. » Un souhait géographique précis, une ambition clairement affichée.

Jones, présent en tribune en tant que consultant, n’a pas répondu publiquement aux provocations du soir. Mais l’invitation est lancée.

Ngannou et Parnasse à Los Angeles : vers un nouveau chapitre américain

La soirée de l’Intuit Dome ne s’est pas arrêtée aux victoires du Camerounais et du Français. Le combat principal a ajouté son propre chapitre à cette nuit californienne. Ronda Rousey, star américaine sortie de sa retraite, a expédié en 17 secondes la pionnière du MMA Gina Carano, reconvertie dans la carrière d’actrice. Une clef de bras express, sans préambule.

En dehors de l’octogone, la guerre des mots entre MVP et l’UFC a dominé la conférence de presse. Jake Paul et Nakisa Bidarian, co-fondateurs de MVP, ont attaqué ouvertement l’organisation de référence du MMA. Leur accusation est directe : l’UFC sous-payerait ses combattants via des contrats jugés léonins. Un bras de fer commercial qui dépasse largement le cadre d’une soirée de gala.

Pour Ngannou comme pour Parnasse, Los Angeles représente bien plus qu’un ring de passage. Ngannou repart avec une victoire nette, une cible déclarée en la personne de Jon Jones et une liberté contractuelle qu’il agite comme un étendard. Parnasse s’est ouvert un nouveau territoire, celui du MMA américain, où son nom commence à porter.

Deux combattants, deux victoires, une même ambition transatlantique.

Source : Agence France-Presse

- Pub -
Pages jaunes

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Partager :

spot_imgspot_img

Populaires

Dans la même catégorie
Associé

Liga, Ligue des champions : Tchouaméni veut tourner la page

Après une saison blanche avec le Real Madrid, marquée...

Victoire du PSG : Nuñez sous le feu des critiques

Après les violences survenues en marge des célébrations de...

Football: Ousmane Dembélé sur la route d’un second Ballon d’Or

Ousmane Dembélé peut espérer un second Ballon d'Or d'affilée...

Champions d’Europe: Retour triomphal des joueurs du PSG

De Roissy au Parc, les joueurs du PSG sacrés...