pixel

Bonabéri : Une femme ligotée par son mari

Date:

Pages jaunes
Trans Afrique

L’affaire fait grand bruit au quartier Nkomba à Bonabéri, dans l’arrondissement de Douala 4è. Une femme s’est retrouvée mains et pieds attachés par son mari, dans la nuit de samedi 22 aout 2026.

L’affaire fait grand bruit au quartier Nkomba, à Bonabéri, dans l’arrondissement de Douala 4ème. En effet, une femme ligotée par son mari a été découverte dans la nuit de samedi 22 août 2026, mains et pieds attachés.

Selon les témoignages recueillis sur place, l’épouse ne partageait pas l’argent envoyé par leurs enfants. En réalité, elle recevait seule les fonds envoyés depuis l’étranger. Ainsi, ce déséquilibre aurait fini par irriter le mari.

D’abord, la radio locale FM 105 a rapporté cette information, par les soins du journaliste Guillaume Onambele. Ensuite, les équipes ont vérifié et recoupé les faits.

Monsieur T., la cinquantaine dépassée, a trois enfants installés à l’étranger en Europe et en Afrique du Sud depuis une dizaine d’années. Or, madame recevait les fonds sans jamais rien reverser à son époux.

Une dispute autour de cinq mille euros

La semaine dernière, l’homme a fouillé le sac de son épouse. Il y a alors découvert un envoi de cinq mille euros, soit environ 3,277 millions de francs CFA, qu’un de leurs enfants avait transféré depuis l’Europe.

Couple retrouvé mort à Bonabéri : Que s’est-il passé ?

Il a donc demandé une partie de cette somme à sa femme. Cependant, elle a refusé. Selon les témoins, elle lui aurait répondu : « Si tu ne me rationnes pas, je vais prendre l’argent chez qui ? » L’homme a alors insisté, réclamant 500 000 FCFA pour un projet professionnel. Malgré cela, elle a maintenu son refus, affirmant ne rien avoir, sauf à emprunter auprès de sa tontine.

Dans la nuit du vendredi 21 au samedi 22 août, l’homme met donc son plan à exécution. Sa femme dort profondément. Il en profite alors pour lui attacher les mains et les pieds avec du caoutchouc et du fil de fer. Pourtant, le neveu du couple, qui dort à proximité, ne remarque rien.

Sur la pointe des pieds, T. quitte discrètement le domicile. Il emporte un sac de voyage qu’il avait préparé la veille. Puis il prend un bus pour Yaoundé, en transit vers l’Est du pays.

L’alerte du voisinage et l’intervention de la police

Au réveil, la victime pousse des cris qui alertent aussitôt le voisinage. Un voisin appelle alors l’époux pour évoquer une agression. Celui-ci répond : « C’est une punition ! Elle n’est pas agressée. »

Maltraitance infantile : Mercy, symbole d’un traumatisme à vie

De son côté, la victime, que des proches identifient sous le prénom de Dorcas, hurle : « Je suis ligotée ! Je ne peux pas bouger. Je ne peux pas non plus décrocher le téléphone. Sauvez-moi ! » C’est alors qu’une voisine, agent aux Affaires sociales, appelle la police.

Rapidement, les agents arrivent sur place et défoncent la porte. Ils détachent ensuite la femme ligotée et la conduisent dans une formation sanitaire. Elle souffre d’un début de déshydratation, provoqué par les cris et la transpiration.

Le mari s’explique auprès de la police

Par la suite, l’inspecteur commandant la patrouille contacte monsieur T. par téléphone. Celui-ci ne nie aucun fait. Au contraire, il explique être scandalisé. Ses enfants n’envoient de l’argent qu’à leur mère, qui « mange cet argent avec quelqu’un d’autre », selon ses propos.

Le couple doit se présenter ce mercredi au commissariat pour être entendu. À ce stade, la position des enfants reste inconnue. Toutefois, une source proche de la famille indique que leur mère les a informés. Ce fait divers relance ainsi le débat sur les violences conjugales au Cameroun, un phénomène que plusieurs associations locales cherchent à combattre.

- Pub -
Pages jaunes

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Partager :

spot_imgspot_img

Populaires

Dans la même catégorie
Associé

Bamenda : Un présumé Faux Amba boy meurt après lynchage

Un jeune homme accusé de se faire passer pour...

Cameroun-Japon : Vers un nouveau front de coopération culturelle

Le Cameroun et le Japon envisagent l’ouverture d’un nouveau...

Sécurité routière : Entre contrôles routiers et drames

Le gouvernement, à travers le ministère des Transports, a...

Ordures au rond-point Express : René Sadi obligé de contourner

Un important dépôt d’ordures au rond-point Express, à Yaoundé...