Deux hommes ont été interpellés à Yaoundé dans une affaire d’escroquerie en ligne. Les enquêteurs les soupçonnent d’avoir utilisé de faux sites de vente de billets pour soutirer plus de 50 millions de FCFA. Ils recherchent encore un troisième suspect.
Acheter un billet de voyage sur Internet peut parfois cacher un piège. À Yaoundé, une enquête de la gendarmerie a permis de mettre au jour un réseau présumé d’escroquerie en ligne. Deux personnes ont été interpellées. Il s’agit de Patrick S., 33 ans, et de Charlot S., alias « Le Suspendu », présenté comme le cerveau présumé du réseau.
Selon le lieutenant-colonel Julien Fredy Etoa, ce dernier est un repris de justice. Il aurait déjà effectué trois séjours en prison pour des faits similaires. Les suspects auraient créé de faux sites ressemblant à ceux de véritables agences de voyage bien connues. Leur objectif était de pousser les internautes à payer pour des billets qui n’existaient pas.
Une fonctionnaire perd 230 000 FCFA
L’affaire commence après une plainte déposée le 30 juillet 2026. Une agente de la fonction publique voulait acheter un billet Yaoundé-Douala. Elle effectue un premier paiement de 19 000 FCFA en ligne. Le lendemain, elle découvre que son nom ne figure pas sur la liste des voyageurs. Elle constate également que 230 000 FCFA ont disparu de son compte Orange Money.
En se rendant à l’agence concernée, elle découvre qu’elle n’est pas seule. Au moins cinq autres personnes y signalent des problèmes similaires. Certaines affirment avoir perdu des sommes plus importantes. Leur mode opératoire était simple. Les présumés escrocs contactaient leurs victimes par téléphone, puis leur demandaient d’effectuer certaines opérations pour terminer leur réservation.
Plus de 50 millions de FCFA soutirés
Ces manipulations leur auraient permis de retirer de l’argent des comptes des victimes. Les enquêteurs estiment que plus de 50 millions de FCFA ont ainsi été soutirés. Pour les tracquér, la gendarmerie a suivi le numéro ayant reçu l’argent de la fonctionnaire. Cette piste a conduit à l’interpellation d’un premier suspect, le 8 septembre à Nkomo.
L’analyse de ses téléphones a ensuite permis aux enquêteurs de poursuivre leurs recherches. Les enquêteurs ont arrêté le deuxième suspect le 11 septembre à Awae-Escalier. La justice devra désormais examiner les faits reprochés aux deux hommes. Les enquêteurs poursuivent leurs recherches pour retrouver un troisième suspect.












