Le Tribunal de première instance de Douala-Bonanjo a condamné Me Alice Nkom à un an de prison avec sursis. L’avocate a été reconnue coupable de bris de scellés dans l’affaire concernant le REDHAC. Elle devra également payer une amende de 500 000 FCFA.
Le verdict est tombé le lundi 21 septembre 2026. Le Tribunal de première instance de Douala-Bonanjo a reconnu Me Alice Nkom coupable de bris de scellés. La justice l’a condamnée à un an de prison avec sursis pendant cinq ans.
Elle n’ira donc pas immédiatement en prison. Elle devra aussi payer 500 000 FCFA d’amende et 62 100 FCFA de dépens. La défense dispose de dix jours pour faire appel. Elle a toutefois été déclarée non coupable, avec Maximilienne Ngo Mbe, des faits de rébellion.
Le tribunal n’a pas également prononcé de contrainte par corps. Alice Nkom ne pourra donc pas être emprisonnée pour défaut de paiement des sommes dues, notamment en raison de son âge.
Une affaire qui remonte à 2024
Cette affaire trouve son origine dans la suspension du Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale (REDHAC) en décembre 2024.
Le ministère de l’Administration territoriale avait suspendu l’organisation, notamment sur la base d’accusations de « financements illicites ». Les autorités avaient ensuite placé les locaux du REDHAC à Douala sous scellés.
Alice Nkom contestait cette décision. Elle avait publiquement retiré les scellés apposés sur les locaux de l’organisation. Cet acte avait entraîné les poursuites pour bris de scellés.
Le tribunal a également poursuivi Alice Nkom et Chantal Maximilienne Ngo Mbe, directrice exécutive du REDHAC, pour rébellion.












