Les autorités de la région de l’Extrême-Nord redoutent une résurgence de l’épidémie du choléra. Elle a déjà fait une victime à Maroua, dans le chef-lieu de la région.
La saison pluvieuse dans les régions vulnérables ne rime pas seulement avec les crues et les inondations. Et leur lot de conséquences, leur lourd bilan sur le plan humain et parfois sur les récoltes. Elle est aussi marquée assez souvent par la résurgence des maladies hydriques, à l’instar du choléra.
La ville de Maroua
La région de l’Extrême-Nord du Cameroun est confrontée à cette situation depuis quelques jours. L’épidémie du choléra signe son retour dans cette région septentrionale du Cameroun. Selon des sources médicales, la maladie hydrique a déjà tué une personne dans la ville de Maroua, la capitale régionale. Après avoir fauché d’autres vies dans d’autres arrondissements périphériques.
Au 22 juillet dernier, l’on recensait trois nouveaux cas dans l’arrondissement de Maroua 1ᵉʳ. Et, selon le préfet du Diamaré, Jean-Marc Ekoa Mbarga, un cas sur les trois enregistrés était confirmé positif. « On est encore en train de voir si les deux autres le seront ou ne le seront pas. »
Épidémie de choléra : une situation préoccupante au Cameroun
Une riposte d’urgence
Le préfet effectuait ce bilan provisoire, déclarait lors d’une réunion de crise regroupant les parties prenantes. « Ça veut donc dire qu’on doit prendre cette affaire très au sérieux. », s’est-il alarmé. Le directeur de l’hôpital de district de Bogo, le docteur Fayçal, affirme que deux arrondissements sont affectés dans le département.
Notamment Maroua 1ᵉʳ et Maroua 2ᵉ. « Et les autres arrondissements sont en alerte maximale. D’où donc la surveillance active notamment dans les communautés », a-t-il révélé.
Les responsables sanitaires et administratifs déplorent les mauvaises habitudes des populations au niveau d’éducation parfois modeste. Elles consistent à ouvrir des vannes des latrines ou ce qui en tient lieu à la moindre pluie. Les matières fécales se retrouvent ainsi répandues en pleine nature.
Respecter les règles d’hygiène élémentaires
Le préfet du Diamaré fustige ces comportements peu hygiéniques : « Comment des gens peuvent faire ça dans une ville ? A 3 heures ou 1 heure du matin, vous portez les eaux usées de vos toilettes dans la rigole. Qui est au bord de la route », a-t-il déploré.
En effet, selon le docteur Fayçal, le choléra demeure une maladie liée au déficit d’hygiène. Et donc à la saleté. Il invite les populations de l’Extrême-Nord à respecter les règles d’hygiène élémentaires.












