Le personnel de la commune de Santchou, dans le département de la Menoua, est en grève. Le débrayage a débuté depuis plus de sept jours. Il réclame entre autres le paiement de 15 mois d’arriérés de salaire.
Ce lundi, la commune de Santchou entre dans la deuxième semaine du débrayage lancé par son personnel. En effet, depuis une semaine, le personnel de cette commune du département de la Menoua a initié un mouvement d’humeur. Pour faire entendre ses revendications.
Les employés campent
Les activités à la mairie ont été paralysées tout au long de la semaine dernière. A l’exception des services des recettes municipales et de l’état-civil, tous les autres compartiments de la mairie sont restés inactifs.
Les employés ont débuté la grève au milieu de la semaine passée. Il y a donc un peu plus de sept jours. Depuis lors, les employés campent chaque jour devant l’immeuble de la mairie. Pancartes en mains ou posées contre des tables renversées dans la cour de la mairie.
15 mois d’arriérés de salaire
La grève est la conséquence fâcheuse d’une longue série de revendications non satisfaites à ce jour, selon les manifestants. En effet, depuis 15 mois, ils disent n’avoir pas perçu le moindre salaire malgré les entrées financières. Ils réclament le paiement de ces arriérés.
A cette principale doléance, s’ajoutent le non-paiement des allocations familiales et le non-reversement des avancements. Une situation qui impacte le quotidien des salariés, dont la plupart sont aujourd’hui démunis. D’autant plus que la plupart sont des chefs de famille et croupissent sous le poids des charges familiales.
« Je suis père de neuf enfants et je vis en location », confie un gréviste courroucé. « On a un collègue, Bertrand, qui est malade. Il a été opéré et on lui demande 500 000 francs Cfa », assène un autre manifestant.
Difficile dialogue avec le maire
Les personnels grévistes affirment avoir multiplié des efforts en vue d’un dialogue avec l’édile municipal. Cependant, le magistrat municipal refuserait de décrocher les appels. Et sa présence à la mairie serait de plus en plus rare. En outre, ils soupçonnent l’autorité communale d’avoir puisé dans les réserves destinées au paiement des salaires.
A ce sujet, un gréviste affirme que le maire aurait utilisé le compte salaires comme garantie pour obtenir un prêt. Une information difficile à vérifier pour le moment, le maire étant injoignable.












