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Crise en Iran et l’accord sur le nucléaire : Trump brandit la menace d’une frappe, Téhéran promet de nouveaux fronts

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La crise en Iran et l’accord sur le nucléaire entrent dans une nouvelle phase de tension. Donald Trump a menacé mardi de frapper l’Iran si aucun accord n’était trouvé, tandis que l’armée iranienne promettait d’ouvrir « de nouveaux fronts » en cas de reprise des hostilités. Les négociations diplomatiques restent dans l’impasse, à peine six semaines après l’entrée en vigueur du cessez-le-feu.

Les menaces de Trump relancent la pression sur Téhéran

Donald Trump a réaffirmé mardi sa stratégie de pression maximale contre l’Iran. Depuis la Maison Blanche, le président américain a déclaré espérer ne pas devoir recourir à la force. Il a pourtant laissé planer immédiatement le doute. « Nous pourrions devoir leur donner encore un gros coup. Je ne suis pas sûr pour l’instant », a-t-il lancé à des journalistes.

La fenêtre que Trump accorde à la diplomatie reste mince. À un journaliste qui lui demandait combien de temps il était prêt à attendre que l’Iran vienne à la table des négociations, il a répondu de façon délibérément vague. « Deux ou trois jours, peut-être vendredi, samedi, dimanche, quelque chose comme ça, peut-être au début de la semaine prochaine », a-t-il dit. Ce flou temporel maintient la pression sur Téhéran tout en ménageant une sortie diplomatique possible.

Le vice-président JD Vance a pris la parole lors d’un point presse à la Maison Blanche. Il a reconnu l’existence d’échanges diplomatiques intenses en cours avec la partie iranienne. « Il y a beaucoup d’allers-retours », a-t-il confié. Mais ses propos sont restés mesurés. « On fait de bons progrès mais on va simplement continuer à y travailler, et au final, soit on parviendra à un accord, soit on n’y parviendra pas », a-t-il poursuivi. Vance a conclu en rappelant que Washington gardait « le doigt sur la gâchette ».

La crise en Iran et l’accord sur le nucléaire : une attaque annulée au dernier moment

Lundi, la tension avait atteint un seuil critique. Trump a affirmé avoir renoncé in extremis à une attaque contre l’Iran programmée pour le lendemain, ce mardi. Il n’avait jamais évoqué ce projet avant de publier un message sur sa plateforme Truth Social, révélant après coup l’existence de ce plan finalement abandonné.

Dans cette publication, le président américain a expliqué avoir suspendu la reprise des hostilités à la demande des dirigeants du Qatar, d’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis. Ces trois pays lui auraient indiqué que la conclusion d’un accord restait possible. Aucune confirmation indépendante de ce récit n’a été fournie par ces gouvernements.

La réponse de Téhéran est venue de l’armée. « Si l’ennemi commet la bêtise de tomber à nouveau dans le piège des sionistes et de commettre une nouvelle agression contre notre Iran bien-aimé, nous ouvrirons de nouveaux fronts contre lui », a déclaré le porte-parole de l’armée iranienne, Mohammad Akraminia, cité par l’agence de presse iranienne Isna. Cette mise en garde sans ambiguïté signale que Téhéran n’entend pas rester passif face à toute nouvelle offensive.

Un cessez-le-feu fragile, des pourparlers au point mort

Le cessez-le-feu entre les États-Unis, Israël et l’Iran est entré en vigueur le 8 avril. Il a mis fin à près de quarante jours de frappes lancées le 28 février par les forces américaines et israéliennes. Ce conflit a causé des milliers de morts, surtout en Iran et au Liban, où le Hezbollah pro-iranien est actif.

Depuis ce cessez-le-feu, les négociations pour sortir de la crise en Iran et l’accord sur le nucléaire n’ont pas abouti. Une seule session officielle de pourparlers a eu lieu, le 11 avril à Islamabad. Elle s’est soldée par un échec. Aucun cadre commun n’a été établi pour la suite des discussions, et les deux parties continuent d’afficher des positions très éloignées.

La communauté internationale cherche à maintenir une voie diplomatique ouverte. Le Qatar a appelé mardi à accorder « plus de temps » à la diplomatie pour régler un conflit qui a déjà coûté la vie à des milliers de personnes. L’émirat joue un rôle de médiateur actif entre Washington et Téhéran. Son appel à la patience tranche avec l’horizon temporel serré que le président américain a fixé publiquement.

Des exigences irréconciliables sur le volet nucléaire

Les divergences portent en priorité sur le nucléaire. Washington veut s’assurer que l’Iran ne se dote pas de l’arme atomique. Téhéran refuse toute remise en cause profonde de son programme et de ses capacités industrielles nucléaires.

Des médias iraniens ont dénoncé les « conditions excessives » formulées par les États-Unis dans leur dernière offre. Selon l’agence Fars, Washington exigerait que l’Iran ne maintienne qu’un seul site nucléaire en activité. Les Américains réclameraient également que l’Iran transfère son stock d’uranium hautement enrichi directement vers les États-Unis.

La diplomatie iranienne a répondu lundi à cette nouvelle proposition américaine, formulée pour tenter de sortir de l’impasse. Elle a réitéré ses propres exigences : le déblocage des avoirs iraniens gelés à l’étranger et la levée des sanctions internationales qui asphyxient l’économie du pays depuis des années. Ces deux ensembles de positions demeurent pour l’heure très éloignés l’un de l’autre, rendant toute percée à court terme très incertaine.

Crise en Iran et l’accord sur le nucléaire : tensions en mer et combats au Liban

Les répercussions du conflit dépassent largement les frontières de la région. Dans le Golfe, Téhéran continue de contrôler le stratégique détroit d’Ormuz, passage incontournable pour une large partie des exportations pétrolières mondiales. Cette situation provoque de fortes perturbations économiques ressenties à des milliers de kilomètres des zones de conflit. En parallèle, l’armée américaine maintient le blocus des ports iraniens, accentuant la pression sur l’économie de la République islamique.

Sur le front libanais, la trêve déclarée le 17 avril entre le Hezbollah et Israël n’a pas ramené la stabilité. L’armée israélienne a mené de nouvelles séries de frappes aériennes et d’artillerie dans le sud du pays. Ces frappes ont fait 19 morts mardi, selon le ministère libanais de la Santé.

Le Hezbollah a rapporté des affrontements entre ses combattants et des soldats israéliens dans le sud du Liban. La situation sur ce front ne montre aucun signe d’apaisement malgré la trêve officiellement en vigueur depuis le 17 avril. Les deux parties maintiennent une posture militaire active.

Par ailleurs, une ONG a annoncé mardi le retour aux États-Unis d’un homme d’origine iranienne qui avait purgé une peine de dix ans de prison en Iran, où il avait été condamné pour espionnage. Ce retour constitue l’un des rares gestes concrets observés entre les deux pays depuis le début du conflit.

Source : Agence France-Presse

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