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Camair-Co : Deux avions immobilisés à Addis-Abeba

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Trans Afrique

Selon nos sources, ces deux avions de Camair-Co, sont en panne et en révision depuis 2018. Ils sont immobilisés sur le tarmac de l’aéroport d’Addis-Abeba. Capitale de Nairobi.

Autant donc le dire, la compagnie nationale aérienne du Cameroun est dans une zone de turbulence. Deux de ses appareils sont cloués au sol pour des raisons de maintenance technique et de logistique. 2018-2026, cela va faire 8 bonnes années que l’« Étoile du Cameroun » voit ses capacités de transport réduites. Toute chose qui crée des perturbations sur plusieurs lignes intérieures et régionales.

Des impératifs techniques

Une autre conséquence et pas la moindre, le paiement de stationnement. L’on parle de centaines de millions Fcfa déboursés à cet effet. Dans les couloirs de la direction générale, on parle des impératifs techniques, à l’origine du blocage.

Pour les experts, « l’immobilisation d’un aéronef répond à des normes de sécurité internationales strictes régies par l’Autorité aéronautique du Cameroun. Et les constructeurs aéronautiques. Dans le cas présent, l’arrêt au sol de ces deux appareils découle de contraintes techniques majeures. L’un des appareils a atteint son échéancier pour des révisions approfondies (check C ou révision moteur). Ce qui nécessite une inspection lourde en atelier spécialisé ».

Quant au second appareil, « il subit les contraintes des chaînes logistiques globales du secteur aéronautique. Avec le délai de livraison de composants critiques. Ce qui ralentit la remise en service opérationnelle. Quoi qu’il en soit, cela traduit la vulnérabilité d’une flotte réduite aux marges de manœuvre restreintes », explique sous cape un technicien.

Transport aérien : Camair-co, une étoile dans les nuages

Goulots d’étranglement logistiques

Pour les passagers, les répercussions sont visibles. En réalité, l’absence de ces deux vecteurs clés engendre des goulots d’étranglement logistiques majeurs. Hector Mukake va dresser le tableau sombre de cette situation. Selon lui, il faut mettre en premier les annulations et réaménagements de vols.

Ainsi, « les liaisons reliant Douala, Yaoundé, Garoua ou Maroua connaissent des réajustements d’horaires fréquents. Et des regroupements de fréquences », dit cet habitué des vols. Et en deuxième position, on note une capacité de charge utile très limitée. « Les lignes régionales vers la sous-région Afrique centrale subissent également les contrecoups de cette baisse de disponibilité d’espace ».

Une équation compliquée 

Facile de donc de voir l’impact socio-économique que cela engendre. Pour les analystes, une certitude est évidente. « Le manque d’avions ralentit considérablement les dessertes. Il réduit la mobilité des acteurs économiques et la ponctualité des échanges ».

Enfin, pour dire vrai, « cette situation remet au premier plan la question du modèle économique. Et de la gestion de la flotte de la Camair-Co. Depuis plusieurs années, l’État camerounais, actionnaire unique, déploie des plans de restructuration visant à stabiliser la compagnie. Mais rien n’y fait. Voilà des avions cloués au sol sans rendement. Plutôt des dépenses inutiles ».

La situation est d’autant plus complexe. « Il va falloir rapidement engager les discussions avec les partenaires techniques pour les déplacer. Et les ramener au Cameroun. Et c’est toujours une équation compliquée », dit Valentin Tuta Bandolo.

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