Dans une déclaration signée ce 20 avril 2026, Issa Tchiroma Bakary accuse le pouvoir camerounais de « persister dans la répression » après le départ du Pape Léon XIV et réclame la libération des détenus politiques.
À peine le pape Léon XIV reparti, Issa Tchiroma Bakary affirme que le régime a « persisté dans la voie de la répression brutale ». Dans son communiqué publié ce lundi 20 avril, il dénonce des poursuites engagées contre des activistes dont « le seul crime est leur soif de justice ».
Le leader politique se dit animé d’une « profonde amertume ». Il affirme que plusieurs citoyens ont été inculpés puis traduits devant le tribunal militaire pour avoir « manifesté pacifiquement ». L’ancien ministre- cite notamment les cas de André Blaise Essama et d’Aladji Lougman. Il évoque aussi Ndjeukam Tchameni, maintenu en détention pour avoir « réclamé le respect du verdict des urnes ».
Face à cette situation, Issa Tchiroma Bakary hausse le ton. Il appelle à la « libération immédiate et inconditionnelle de tous les prisonniers politiques ». Il exhorte également les autorités à garantir « le strict respect de l’État de droit ». Selon lui, il est urgent que « la souveraineté du peuple camerounais ne soit plus sacrifiée sur l’autel de l’arbitraire ».
Rôle dans la préparation de cette visite
Le communiqué intervient dans le sillage de la visite du Pape Léon XIV au Cameroun. Issa Tchiroma Bakary salue des paroles « d’une profondeur inestimable ». Il estime que le message du souverain pontife a « résonné comme un véritable hymne d’espérance ». Issa Tchiroma revendique par ailleurs un rôle dans la préparation de cette visite. Il affirme avoir engagé, dès novembre 2025, des démarches auprès du Saint-Siège. Une initiative destinée selon lui à « édifier le Saint-Père sur la réalité sociopolitique » du pays. Et Dans la foulée, il annonce la poursuite d’un dialogue avec le Vatican. L’objectif affiché est d’accompagner les aspirations exprimées lors de la présidentielle d’octobre 2025. Une échéance dont il continue de revendiquer la victoire.
Enfin, Issa Tchiroma Bakary appelle à une mobilisation générale. Il invite les Camerounais à une « union sacrée » autour du changement qu’il dit incarner. « Le changement est en marche », martèle-t-il, assurant que « aucune répression ne saurait éteindre la flamme de la liberté ».
















