L’importation du maïs est proscrite au Cameroun. Cette décision vise à permettre aux producteurs locaux d’écouler leurs importants stocks sur le marché.
Le gouvernement vient de décider de la suspension de l’importation du maïs. Une décision qui a été prise de commun accord par divers acteurs de la filière mercredi dernier à Yaoundé. Selon le ministre du Commerce, cette décision vise à permettre aux producteurs locaux d’écouler leurs importants stocks sur le marché.
Cette décision a été prise lors d’une réunion à Yaoundé. Autour de Luc Magloie Mbarga Atangna, le représentant du Minader, celui du ministère des Finances. La Direction générale des Douanes, les présidents et directeurs généraux des sociétés importatrices de maïs. Ainsi que les opérateurs économiques de l’amont et de l’aval de la filière y ont également pris part. Pour essayer de trouver une solution à la crise que traverse le secteur cette année au Cameroun.
Quatre principales résolutions
A cause de la délivrance de permis d’importation par les services du ministère de l’Agriculture et du Développement rural (Minader). D’importants stocks non chiffrés sont produits et peinent à être écoulés sur le marché local.
Au terme de celle-ci, quatre principales résolutions ont été prises. En premier la suspension immédiate des importations de maïs. Pour permettre aux producteurs locaux de vendre cette céréale très présente dans le quotidien des Camerounais. Et dans la transformation agroalimentaire.
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Une résolution qui, selon les acteurs de la filière, épouse le plaidoyer entamé quelques jours plus tôt. Par le Mincommerce auprès de différents acteurs, dont son collègue en charge de l’agriculture. La Compagnie fermière du Cameroun, entité sous la coupole de la société Boissons du Cameroun, a été appelée en renfort. Afin d’acheter le maïs produit localement.
A propos, « des tests sont en cours sur des échantillons. Afin de s’assurer que le maïs local répond aux exigences de cette maïserie. L’office céréalier et d’autres acteurs devraient également être de la partie », nous renseigne-t-on.
Évaluation des stocks détenus
Autre résolution, celle de mener une évaluation des stocks détenus par les producteurs En vue de la recherche des voies et moyens de leur écoulement. « Une action qui incombera au Minader et qui devrait même être facile. Dans la mesure où le recensement général de l’agriculture et de l’élevage est à cours à travers le pays ».
Outre le verrouillage des frontières par la Direction générale des douanes. Le plan de sauvetage prévoit le rachat des surplus par l’Office céréalier Et la Compagnie fermière camerounaise, tout en encourageant la filière avicole à privilégier le grain local.
En exhortant les acteurs à structurer d’urgence une interprofession solide, le gouvernement réaffirme sa détermination à protéger le paysan camerounais. Et à bâtir une économie plus résiliente, où la consommation nationale est prioritairement couverte par la production des terres du pays.
















