Le ministre de la Santé publique a remis, le 17 avril 2026, 18 nouveaux véhicules au Programme élargi de vaccination (PEV). Pour veiller sur le système de santé.
Le gouvernement vient de lancer une offensive stratégique visant à moderniser le système de santé national. À cet effet, le ministre de la Santé publique a officiellement remis, vendredi 17 avril 2026, Un lot de 18 nouveaux véhicules au Programme élargi de vaccination (PEV).
« Cette dotation porte désormais la flotte opérationnelle du programme à 49 véhicules, complétés par un impressionnant dispositif de 927 motos tout-terrain déjà déployées dans les formations sanitaires », confie une source au sein de la cellule de communication du Minsanté.
Constitués de camions frigorifiques pour la sécurisation de la chaîne du froid et de pick-up destinés à la supervision. Dans les zones difficiles d’accès, cette importante dotation vise, selon le ministre de la Santé publique, l’équité vaccinale.
Levier essentiel
« En dotant les dix régions et le niveau central de ces moyens roulants, le gouvernement camerounais assure. Non seulement la disponibilité continue des intrants. Mais s’attaque surtout au défi du dernier kilomètre », explique Manaouda Malachie.
Il souligne que cet investissement est le levier essentiel pour garantir que chaque enfant. Même dans les localités les plus enclavées, bénéficie d’une protection sanitaire adéquate. Consolidant ainsi la résilience du système de santé face aux défis de demain.
Lui qui ces derniers temps s’est investi dans le projet de renforcement du système de médecine d’urgence au Cameroun (RESYMUC). Une initiative stratégique visant à moderniser la prise en charge des urgences médicales sur l’ensemble du territoire national. Et qu’il a présidé la première session le 13 avril 2026 à Yaoundé.
Renforcer le dispositif de médecine
Une session qui s’est tenue dans un contexte marqué par la recrudescence des maladies non transmissibles, des traumatismes et des accidents responsables de nombreux décès évitables.
Pour le gouvernement, il s’agit d’accélérer la structuration d’un système national performant de médecine d’urgence.
Selon le ministre de la Santé publique, ce projet constitue « une priorité nationale », dans la mesure où il touche directement au droit fondamental à la vie et à la sécurité sanitaire des populations.
Cadre institutionnel et juridique
Le Resymuc est financé dans le cadre de l’accord de don signé le 11 juillet 2024 entre le gouvernement camerounais et celui de la République de Corée, avec l’appui de l’Agence coréenne de coopération internationale (KOICA). Le projet ambitionne de renforcer durablement le dispositif national de médecine d’urgence.
Il prévoit notamment la mise en place d’un cadre institutionnel et juridique adapté, le renforcement des capacités des ressources humaines, ainsi que l’amélioration des infrastructures et des équipements dédiés aux soins d’urgence.












