Trente-deux ans après la disparition, la mémoire de Levis Claude Koloko reste vivante. Le « Roi de la Ferraille » est au cœur des combats de son fils Koloko Weyepe Robert.
Le 31 juillet 1994, le Cameroun rendait un hommage à Levis Claude Koloko, l’une des grandes figures politiques et économiques. Député du Wouri, membre du bureau politique du Rassemblement démocratique du peuple camerounais. Parti au pouvoir, entrepreneur de premier plan et personnalité reconnue pour son engagement en faveur de l’intégration nationale. Et du développement économique.
Homme d’État
Son parcours, ses méthodes, ses réalisations, sa philosophie… sont autant d’éléments légués à la postérité. Et qui, aujourd’hui plus que jamais, parlent à toutes les composantes de notre société. En effet, né en 1927 à Bafang dans le département du Haut-Nkam, région de l’Ouest, le jeune Koloko Levis Claude, sans un sou en poche, va décider d’aller chercher fortune à la ville portuaire de Douala, encore sous administration de la tutelle française.
Après plusieurs petits métiers et entremetteur, il va connaître un premier succès au point d’avoir sa propre compagnie de transport et devient le premier président camerounais du syndicat national des transporteurs. Celui que le monde des affaires surnommait le « Roi de la ferraille » bénéficia d’obsèques officielles. Son nom fut également donné à une rue de Bonapriso, à Douala, en reconnaissance des services rendus à la Nation.
Trente-deux ans après sa disparition, son héritage continue de susciter l’intérêt. Au-delà du souvenir de l’homme d’État et de l’entrepreneur, plusieurs contentieux successoraux. Et patrimoniaux sont toujours pendants devant les juridictions et les administrations compétentes. À la tête de ce combat se trouve son fils, Koloko Weyepe Robert, opérateur économique et acteur politique qui marche sur les pas de son géniteur.
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Un exemple du vivre-ensemble
D’après nos enquêtes, depuis le décès de son père, il a entrepris de nombreuses démarches administratives et judiciaires afin de préserver le patrimoine familial et défendre la mémoire de celui qu’il considère comme son mentor.
« Koloko Levis Claude était l’homme du vivre-ensemble dans la parole et les actes de par ses unions avec les femmes venant de plusieurs ethnies différentes du Cameroun. Il vivait en harmonie avec toutes les populations, d’où le nom de la rue Koloko de son vivant pour en faire un symbole », se souvient un apparatchik du parti au pouvoir.
Justice pour le roi de la ferraille
Ce proche de la famille nucléaire du défunt va plus loin en affirmant que « L’immeuble siège de la fondation du roi de la ferraille, situé à Bassa face Guinness et servant de stèle a sa mémoire avec son effigie, a failli être spolié par la communauté Ndokoti sous fond de tribalisme. Soutenues par des forces tapis dans l’ombre, elle a procédé à des manœuvres ayant entraîné l’intrusion dans ce site de plusieurs personnes qui se sont morcelé l’espace.… »
« Fort heureusement, se réjouit-il, son fils, fort de la loi, des idéaux du Rdpc, se bat depuis des années. Pour faire prévaloir la justice pour le roi de la ferraille. Les dernières décisions lui donnent raison après des décennies de combat administratif, judiciaire. Mais la prudence et la vigilance restent de mise ».












