pixel

Le Tchad quitte la Cour pénale internationale

Date:

Pages jaunes
Trans Afrique

Le Tchad annonce son retrait de la Cour pénale internationale. Le gouvernement dénonce une institution jugée peu efficace et trop concentrée sur les affaires africaines.

Le Tchad a annoncé sa décision de se retirer de la Cour pénale internationale, évoquant son efficacité « limitée et à géométrie variable », lundi dans un communiqué du porte-parole du gouvernement. Le texte indique que le gouvernement tchadien a pris cette décision après un examen approfondi de la CPI. Il estime que la Cour pénale internationale reste peu efficace depuis son entrée en fonction en 2002.

Le communiqué dénonce aussi une action jugée inégale. Selon le gouvernement tchadien, la CPI concentre surtout ses activités sur le continent africain.

Sur les trois enquêtes ouvertes par la Cour depuis son entrée en vigueur, neuf « concernent des Etats africains, contre quatre ouvertes dans d’autres régions du monde mais sans avancées concrètes », fustige le porte-parole. « A la même date la Cour ne compte plus que sept personnes détenues, dont six, sont poursuivies dans des situations africaines », insiste le communiqué.

Report du procès pénal de Trump à New York

Sur demande des Etats-Unis

Selon un communiqué publié jeudi dernier, cette décision intervient sur demande des États-Unis. Le communiqué a été publié sur la page du ministre tchadien des Affaires étrangères. Le sous-secrétaire d’État américain chargé des Affaires africaines a échangé avec le gouvernement tchadien jeudi. Au cours de cet échange téléphonique, il a exhorté le Tchad à reconsidérer son adhésion à la CPI.

« La partie américaine a exprimé ses préoccupations sur le fonctionnement de cette institution », indique le communiqué. Les États-Unis ont aussi souhaité un réexamen de l’adhésion du Tchad au Statut de Rome. Ce retrait intervient dans un contexte particulier. Des organisations nationales et internationales dénoncent régulièrement l’implication prés

Le Tchad est accusé de soutenir le général Mohamed Hamdane Daglo, dit Hemedti. Hemedti est le chef des paramilitaires des Forces de soutien rapide, FSR. Des organisations accusent aussi le pays de violer les droits humains. Elles dénoncent également des arrestations arbitraires et le rétrécissement des libertés fondamentales.

dwi-lnf/lth © Agence France-Presse

 

- Pub -
Pages jaunes

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Partager :

spot_imgspot_img

Populaires

Dans la même catégorie
Associé

Cap-Vert : José Maria Neves candidat à un second mandat

Le président cap-verdien José Maria Neves veut rester cinq...

Mali : Un journaliste condamné à deux ans de prison ferme

Le journaliste malien Abderhamane Keïta, directeur de publication du...

Cameroun : l’impasse des réfugiés expulsés des États-Unis

Expulsée des États-Unis à la fin du mois de...

Kenya : discours anti-étrangers et fuite des Burundais

Face aux récents propos du président kényan. Des centaines...