Le PSG en Ligue des champions, c’est désormais deux fois de suite. Samedi à Budapest, les Parisiens ont dominé Arsenal aux tirs au but (1-1, 4-3 t.a.b.) pour décrocher un second titre européen consécutif, dans une finale tendue jusqu’à la dernière seconde.
Le PSG s’impose face à Arsenal dans une finale haletante
Paris a souffert. Mais Paris a gagné.
Face aux champions d’Angleterre en titre, le PSG a longtemps couru après le score avant d’égaliser, puis de s’imposer à l’issue d’une séance de tirs au but à couper le souffle. Score final : 1-1 après prolongation, 4-3 aux tirs au but.
C’est l’échec du défenseur d’Arsenal Gabriel, dont le tir est passé au-dessus du but de Matveï Safonov, qui a offert la victoire aux Rouge et Bleu. Un soupçon de chance, mais une conquête pleinement méritée au regard des 120 minutes disputées.
La Puskas Arena de Budapest a vibré. Dans les tribunes, les Ultras parisiens ont accueilli le ballon raté dans un grondement collectif. À des milliers de kilomètres, un Parc des Princes comble et les bars de Paris ont explosé de joie.
Un scénario sombre, un retour de caractère
Dès la 6ᵉ minute, le PSG s’est retrouvé mené. Kai Havertz, profitant d’un dégagement contré de Marquinhos, a surgi depuis une position excentrée pour expédier le ballon dans la lucarne du portier parisien. L’Allemand inscrivait ainsi son second but en finale de Ligue des champions, après celui réalisé en 2021 avec Chelsea contre Manchester City.
Pour Arsenal, meilleure défense de la compétition avec seulement six buts encaissés avant cette finale, le plan semblait idéal. Les Gunners ont verrouillé les circuits parisiens pendant toute la première mi-temps.
Gabriel a bloqué Khvicha Kvaratskhelia à la 11ᵉ minute. Désiré Doué a buté sur la charnière centrale malgré ses dribbles (18ᵉ). Ousmane Dembélé a expédié une frappe dans les nuages. Le PSG, meilleure attaque de la compétition avec 44 buts en phase de groupes et en phases à élimination directe, se cassait les dents.
PSG en Ligue des champions : le retour par Dembélé et les remplaçants
La seconde période a changé de visage. Luis Enrique a ajusté ses consignes face à son homologue Mikel Arteta, et le PSG a repris le contrôle du jeu.
C’est Khvicha Kvaratskhelia qui a obtenu le penalty de l’égalisation. Ousmane Dembélé n’a pas tremblé face au gardien adverse et a remis les deux équipes à égalité. Le score ne bougera plus en temps réglementaire.
La prolongation a été d’une intensité extrême. Dembélé, Vitinha, Marquinhos et Kvaratskhelia ont tous quitté le terrain sur blessure ou épuisement. Luis Enrique a fait appel à ses remplaçants — des joueurs habituellement cantonnés à la Ligue 1 — pour tenir le coup et aborder la séance de tirs au but.
Ces remplaçants n’ont pas failli. Le Portugais Gonçalo Ramos a inauguré la séance en transformant le premier tir, avant d’haranguer les Ultras déchaînés. Le Brésilien Lucas Beraldo a converti le sien avec un flegme déconcertant. Deux joueurs qui rendent service en championnat sans se plaindre, et qui ont choisi ce soir pour peser dans l’histoire du club.
PSG en Ligue des champions : un palmarès qui évoque les grandes dynasties
Ce second titre européen consécutif place le PSG dans une catégorie très fermée.
Les équipes parvenues à enchaîner deux sacres en Ligue des champions se comptent sur les doigts d’une main. Le Real Madrid avait réalisé l’exploit trois fois de suite entre 2016 et 2018. Le Bayern Munich l’avait fait entre 1974 et 1976. Paris s’inscrit désormais dans cette lignée.
La saison du PSG n’a pourtant pas été un long fleuve tranquille. Blessures en série, passages à vide, remises en question : le club a trébuché, s’est cherché, a parfois perdu le fil. Mais il n’a jamais lâché.
Luis Enrique avait pris le pari, dès l’été 2025, de mobiliser son groupe en vue d’un second sacre européen. Ce pari est désormais gagné.
Quatre trophées en une saison, une cohésion hors norme
La victoire à Budapest est le quatrième trophée remporté par le PSG cette saison, et les quatre ont nécessité une séance de tirs au but. La Supercoupe d’Europe, la Coupe intercontinentale et le Trophée des champions avaient chacun été gagnés de la même façon : au bout du suspense, sous pression maximale.
Ce détail en dit long sur l’état d’esprit de ce groupe. Quatre fois au bord du gouffre, quatre fois vainqueurs. Luis Enrique a forgé une équipe capable de tenir dans les moments où d’autres craquent.
Le PSG Ligue des champions, c’est aussi l’histoire d’une victoire collective. Pas celle d’une star isolée, mais celle d’un effectif soudé, dans lequel le remplaçant joue son rôle avec autant de conviction que le titulaire. Samedi soir à Budapest, c’est cet esprit-là qui a triomphé.
Source : Agence France-Presse
















