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Guinée : l’opposition réclame la fin de la dictature

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Les Forces Vives de Guinée, qui rassemblent les grands partis d’opposition et la société civile, ont affirmé lundi rejeter catégoriquement les institutions actuelles. Le collectif a lancé un appel solennel aux « patriotes » du pays pour renverser le régime en place.

Le communiqué du collectif a été publié le jour où le président guinéen Mamadi Doumbouya, arrivé au pouvoir par un coup d’Etat en 2021 avant de se faire élire président fin 2025, a quitté le pays. M. Doumbouya se rend en Grèce, avec sa famille, « pour quelques jours de repos » dans le cadre de ses « congés annuels », selon un communiqué de son cabinet.

Une dénonciation violente du régime et de la répression

Les Forces Vives de Guinée (FVG) estiment, dans ce communiqué, que « Mamadi Doumbouya et son clan gouvernent par la terreur, s’imposent par la répression, la violence et la corruption ».

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« Ce régime s’est progressivement mué en une dictature caractérisée par des assassinats ciblés, des morts en détention de personnalités civiles et militaires, des disparitions forcées, des enlèvements et des actes de torture visant des dirigeants d’opinion », dénoncent-elles.

Elles fustigent aussi « le musèlement de la presse » et « la dissolution arbitraire de dizaines de partis politiques parmi les plus représentatifs ».

Le général Doumbouya a été élu président pour un mandat de sept ans le 28 décembre 2025, malgré sa promesse initiale de rendre le pouvoir à des civils à terme d’une période de transition.

La mouvance du président et ses partis alliés ont ensuite remporté plus de 80% des sièges du Parlement lors des législatives du 31 mai dernier.

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« Le prétendu référendum constitutionnel, les faux examens présidentiels, législatifs et communaux organisés en vase clos ne pourraient engager le peuple de Guinée, privé de l’exercice de son droit de choisir librement ses dirigeants », estiment les FVG.

Pour le collectif, « ces simulacres d’élections ne visaient qu’à entériner une confiscation du pouvoir et à conférer une apparence de légitimité à un régime issu d’un coup d’État militaire ».

Des élections contestées et un rejet des institutions

Le collectif déclare lundi « solennellement » rejeter « toutes les institutions issues de ces processus frauduleux ».

Les FVG appellent « tous les patriotes guinéens » à « se joindre à elles pour mettre fin à la dictature, restaurer les libertés fondamentales et œuvrer à un retour effectif à l’ordre constitutionnel ».

Le général Doumbouya dirige la Guinée d’une main de fer depuis le coup d’Etat de 2021.

Ces dernières années, plusieurs partis politiques ont été suspendus, les manifestations – interdites depuis 2022 – sont réprimées et de nombreux dirigeants de l’opposition et de la société civile ont été arrêtés, condamnés ou poussés à l’exil.

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