Le gouvernement camerounais a suspendu pour trois mois la réception et l’examen des demandes de création de nouvelles écoles maternelles et primaires privées. Cette décision vise à mettre de l’ordre dans un secteur marqué par plusieurs irrégularités.
Le gouvernement veut mettre de l’ordre dans le secteur de l’enseignement privé de base. Dans une correspondance signée le 10 août 2026, le ministre de l’Éducation de base, Laurent Serge Etoundi Ngoa, a suspendu la réception des dossiers de création de nouveaux établissements. L’examen de ces dossiers est également suspendu.
La mesure est prévue pour une durée de trois mois. Elle pourrait être prolongée. Elle concerne les nouvelles écoles maternelles et primaires privées. Pendant cette période, les promoteurs ne pourront donc pas faire examiner de nouvelles demandes de création d’établissements.
Cette décision fait suite à plusieurs problèmes relevés dans certaines écoles privées. Le ministère cite notamment des établissements construits avec des matériaux précaires. Il pointe aussi le non-respect des normes pédagogiques. Il évoque enfin la circulation de faux documents autorisant la création, l’ouverture ou l’extension de certaines écoles.
Le ministre de l’éducation de base ferme 722 écoles primaires
Un bilan sera fait
Les autorités ont également constaté des différences entre les dossiers et la réalité du terrain. Des promoteurs auraient, par exemple, déclaré des superficies plus grandes que celles réellement occupées par leurs établissements.
Pendant cette suspension, le ministère veut identifier les établissements qui disposent réellement d’une autorisation. Il veut aussi vérifier les conditions dans lesquelles ils fonctionnent. Les contrôles doivent notamment porter sur le respect des normes sanitaires, pédagogiques et de sécurité.
À la fin des trois mois, un bilan sera fait. Le gouvernement décidera alors s’il faut reprendre l’examen des demandes de création. Il pourra aussi choisir de prolonger la suspension.
Cette mesure s’inscrit dans une opération plus large d’assainissement du secteur des écoles privées. En juillet 2024, le ministère de l’Éducation de base avait déjà ordonné la fermeture de 722 établissements privés. Ces écoles présentaient différentes irrégularités.











