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Extrême-Nord : Plus de 800 cas de choléra et des morts

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L’épidémie de choléra continue de progresser dans la région de l’Extrême-Nord. A la date du 28 juillet 2026, les statistiques font plus de 800 cas notifiés dans huit districts de santé. Et le nombre de décès est passé à 25  avec une létalité  qui s’établit à environ 3 %.

C’est dire que le bilan s’est rapidement alourdi. Il y a à peine 6 jours, l’Unicef a recensé 585 cas de choléra et 19 décès. Soit au moins 215 nouvelles contaminations notifiées et six morts supplémentaires entre le 22 et le 28 juillet. La situation a donc évolué avec plus de 36 % sur cette période.

La menace qui progresse

En fait, au 22 juillet 2026, 144 des 585 cas avaient été confirmés par culture. Toute chose qui a permis de distinguer les cas notifiés des infections biologiquement confirmées. Et le taux de létalité reste près de 3 fois, supérieur au seuil de 1 %. Celui que l’Oms considère comme atteignable lorsque les patients disposent rapidement de services de réhydratation adaptés.

Alors face à la menace qui progresse, le ministre de la santé projette de lancer une riposte. L’on annonce une grande campagne de vaccination dans les districts les plus touchés. Et selon les autorités sanitaires, ladite campagne doit compléter la surveillance épidémiologique. La prise en charge des malades, les opérations d’assainissement. Ainsi que la sensibilisation des communautés.

La confirmation a été faite dans les colonnes du quotidien gouvernemental Cameroon tribune.

Dans son édition du 31 juillet 2026, le ministre de la Santé publique a fait des précisions. « Nous planifions également de conduire une campagne de riposte vaccinale. Afin de renforcer la réponse à cette épidémie et de limiter sa propagation », a expliqué Manaouda Malachie.

754 cas et 25 décès

Toutefois, aucune précision n’a été faite sur la date de lancement de la vaccination. Encore moins, les districts prioritaires. Et surtout le nombre de personnes ciblées. Il en est de même du volume de doses sollicité. Du coût de la campagne, ses sources de financement et le schéma vaccinal retenu n’ont pas non plus été communiqués.

Pour rester sur le mal, chaque zone touchée avait sa souche. Ainsi donc le ministre de la Santé publique a fait état de huit districts touchés au 28 juillet 2026. Et l’Ong, International Medical Corps, a fait le tour. Et au 26 juillet 2026, l’organisme a relevé 754 cas et 25 décès répartis dans neuf districts de santé.

Cette différence est le résultat de critères distincts de classement entre districts confirmés. Et zones où des cas suspects ont été signalés. Seulement, elle nécessite une clarification des autorités sanitaires.

Épidémie de choléra : une situation préoccupante au Cameroun

Par contre, au 22 juillet 2026, l’Unicef avait indiqué que 7 districts de santé avaient étè confirmés. Il s’agit plus précisément de Mada, Makary, Kousseri, Fotokol, Kolofata, Mora et Maroua I. Tandis que Maroua III était encore classé comme suspect. Les premières alertes remontent au 23 juin et la flambée a été confirmée le 29 juin 2026. Après l’identification de la souche Vibrio cholerae O1 Ogawa.

Au moins 24 cas signalés

Selon certaines sources, la situation est particulièrement préoccupante dans le camp de réfugiés de Minawao. On parle d’au moins 24 cas signalés en fin juillet 2026. Le site accueille un peu plus de 81 000 personnes avec une capacité de fonctionnement d’environ 325 %.

Une charge supérieure à la capacité initiale. Une situation qui accroît les risques de transmission de la maladie. Dès lors qu’il y a surpopulation et des installations sanitaires insuffisantes. 14 600 réfugiés et membres des communautés voisines ont été ciblés.

Il est à relever que l’insécurité dans certaines zones vient compliquer la riposte. Pour le ministre de la Santé publique, « cette situation ralentit la détection des cas. Et oblige les autorités à s’appuyer davantage sur les dispositifs communautaires d’alerte. De réhydratation précoce et d’orientation des malades vers les unités de traitement.

Également, le gouvernement veut intensifier les échanges d’informations avec le Nigeria, le Tchad et la République centrafricaine. Du moins dans le bassin du lac Tchad, qui est marqué par des déplacements transfrontaliers réguliers. Et les autorités surveillent parallèlement les régions du Nord et de l’Adamaoua afin de détecter une éventuelle extension de l’épidémie.

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