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Législatives/municipales : les Camerounais peu motivés à s’inscrire

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Les inscriptions sur les listes électorales en vue des prochaines législatives et municipales sont closes. A quelques mois des échéances prévues au premier trimestre 2027, l’on note un faible engouement des Camerounais à y participer.

En effet, au 31 août 2026, le fichier électoral affiche environ 8 millions d’électeurs enrôlés. Selon Elections Cameroon qui en a fait le point le 1ᵉʳ septembre à Yaoundé.

Les listes électorales ont été closes

Au premier trimestre 2027, les Camerounais iront aux urnes pour élire leurs députés et leurs conseillers municipaux. Le 31 août dernier, les inscriptions sur les listes électorales ont été closes. Le directeur général d’Elections Cameroon (Elecam), Dr Erik Essousse, en a présidé la clôture officielle. Il s’est rendu à cette fin dans la commune de Ngoumou, à quelques kilomètres de la capitale Yaoundé.

Or, au moment de cette clôture, Elections Cameroon (Elecam) annonce des chiffres peu rassurants. En effet, l’organe en charge d’organiser les élections et les opérations référendaires enregistre seulement 252 830 nouveaux électeurs inscrits. Il s’agit des Camerounais inscrits entre début janvier et le 31 août 2026. Le directeur général d’Elecam, Dr Erik Esssousse, a fait le point des opérations le 1ᵉʳ septembre à Yaoundé.

Le corps électoral, quant à lui, est constitué de 8 238 778 électeurs. Et il ne s’agit là que de données brutes non encore toilettées, prévient Elecam. D’après la loi électorale, la liste toilettée au niveau des communes devra être disponible au plus tard fin octobre prochain. A l’échelle nationale, elle devait être rendue publique au plus tard le 31 décembre 2026.

Les séquelles du 12 octobre 2025

Maintenant que les inscriptions sont closes, on scrutera le comportement global de la poignée d’inscrits le jour du scrutin. On verra s’ils vont se mobiliser massivement le jour-j. pour obtenir l’alternance tant revendiquée. Or, si cette tendance venait à se répercuter, il y aurait fort à douter de la crédibilité dudit scrutin.

Pourtant, c’est vers cette tendance que l’on s’achemine. En effet, les Camerounais dans leur immense majorité semblent encore sous le choc. Beaucoup n’ont pas encore digéré les violences ayant émaillé la dernière élection présidentielle. Dont les séquelles sont toujours perceptibles.

Elle s’était tenue le 12 octobre 2025. Et avait consacré la réélection de Paul Biya pour un huitième mandat à la tête du pays. Selon les résultats proclamés par le Conseil constitutionnel. Des populations, majoritairement des jeunes, avaient manifesté leur ras-le-bol dans certaines villes camerounaises.

Vers la victoire de l’abstention et des élections peu crédibles     

Les forces de l’ordre et de défense avaient riposté avec la dernière énergie, et avec des moyens non proportionnels. C’est du moins l’avis qu’avaient émis des défenseurs des droits de l’homme. Tout porte à croire que les populations, y compris celles en âge de voter, ne s’en sont toujours pas remises. Qu’elles sont encore sous le choc de cette spirale de violence.

D’où la désaffection manifeste vis-à-vis de l’activité politique. Pourtant, la classe politique s’est mobilisée ces huit derniers mois, espérant inverser la courbe. Mais rien n’y a fait, manifestement. Alors que de nombreux experts et observateurs avancent le chiffre de 30 millions d’habitants, le corps électoral lui stagne.

En effet, Elecam et ses adjuvants peinent à mobiliser 9 millions de personnes inscrites sur les listes électorales. C’est-à-dire le tiers de la population potentielle du Cameroun. Une telle réalité pourrait jeter le discrédit sur les scrutins à venir. Il faudrait aussi craindre une large victoire de l’abstention le moment venu.

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