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Égypte : Abdel Fattah al-Sissi préconise la voie diplomatique sur les conflits transfrontaliers en Afrique

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En amont des discussions sur l’Éthiopie. Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a appelé dimanche 04 octobre 2026. Les dirigeants africains à privilégier la voie diplomatique pour gérer les tensions transfrontalières. En particulier dans la Corne de l’Afrique.

Les défis transfrontaliers « nécessitent de la coopération plutôt que de la rivalité, et du dialogue plutôt que de la confrontation, notamment pour la gestion et l’utilisation des ressources naturelles et des cours d’eau transfrontaliers, conformément au droit international », a t-il déclaré lors d’un sommet de l’Union africaine à El-Alamein, sur la côte méditerranéenne de l’Égypte.

Abdel Fattah al-Sissi doit rencontrer dimanche les dirigeants du Soudan, de l’Érythrée et de la Somalie. Le conflit en Éthiopie devrait occuper une place importante dans les discussions.

Les trois pays entretiennent des relations tendues avec Addis-Abeba, qui a accusé l’Érythrée de soutenir les rebelles du Tigré avec l’aide du Soudan et de l’Égypte, des allégations que ces trois pays réfutent.

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Lors du sommet, le président égyptien a réaffirmé son opposition à toute ingérence étrangère dans les États africains et a appelé à ce que les relations entre les pays reposent sur « le respect mutuel, le bon voisinage, le dialogue et la consultation, loin des politiques unilatérales ou des intérêts étroits ».

Un différend de longue date oppose l’Égypte à l’Éthiopie au sujet de son grand barrage sur le Nil (Gerd).

Le Caire et Khartoum cherchent depuis des années à conclure un accord juridique limitant le fonctionnement du barrage, inquiets vis-à-vis de la sécurité de l’approvisionnement en eau, tandis que l’Éthiopie affirme que ce projet est essentiel à son développement économique et ses besoins énergétiques.

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Dans le même temps, la reprise des combats dans l’État du Tigré, dans le nord de l’Éthiopie, a ravivé les craintes d’un retour à la guerre civile dévastatrice de 2020-2022.

Le Front de libération du peuple du Tigré (TPLF) a lancé des attaques contre les forces fédérales le mois dernier, tandis que des troupes éthiopiennes et une milice tigréenne alliée ont pris le contrôle dimanche de Mekele, la capitale du Tigré.

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