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Égypte : les adversaires régionaux de l’Éthiopie misent sur une issue pacifique.

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Réunis au sommet au Caire, l’Égypte, l’Érythrée, la Somalie et le Soudan. Tous rivaux d’Addis-Abeba, ont préconisé dimanche 04 octobre 2026.  Une résolution pacifique des tensions régionales, d’après un communiqué de la présidence égyptienne.

Les quatre pays étaient réunis lors d’un mini-sommet à El-Alamein, dans le nord de l’Égypte, alors que les inquiétudes grandissent face au risque que les violences en Éthiopie se propagent au-delà des frontières.
Y participent le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, le président érythréen Isaias Afwerki, le président somalien Hassan Sheikh Mohamud et le chef de l’armée soudanaise Abdel Fattah al-Burhane.
Les quatre dirigeants ont souligné l’importance de « respecter la souveraineté, l’unité et l’intégrité territoriale des États, de soutenir leurs institutions nationales, de rejeter toute ingérence dans leurs affaires intérieures, et de régler les différends par des moyens pacifiques », selon le communiqué.

Ressources en eau et sécurité maritime en ligne de mire

L’Égypte accueille le sommet économique des dirigeants africains

Un communiqué conjoint publié à l’issue du sommet a également souligné l’importance de respecter « le droit international réglementant les cours d’eau transfrontaliers », notamment le Nil, et exprimé le « rejet total » par les quatre pays de toute mesure unilatérale susceptible de nuire aux droits d’utilisation de l’eau des États situés en aval.
Il a également réaffirmé la « liberté de navigation » et déclaré que la gouvernance de la mer Rouge relevait de la « responsabilité exclusive des États riverains ».
Les relations entre les quatre pays et l’Éthiopie sont difficiles depuis plusieurs années.
Le Grand barrage de la Renaissance (Gerd), construit par l’Éthiopie sur le Nil, est notamment source de tensions récurrentes depuis plus d’une décennie avec l’Égypte, qui craint un tarissement de ses ressources en eau et dénonce une « menace existentielle ».
Le Caire et Khartoum réclament depuis des années un accord encadrant le fonctionnement du barrage.

Une escalade diplomatique et militaire au niveau régional

Éthiopie : le chef de l’armée dénonce une ingérence de l’Érythrée, du Soudan et de l’Égypte

Somalie et Éthiopie entretiennent aussi historiquement des relations tendues, aggravées par le rapprochement entre Addis Abeba et la République autoproclamée du Somaliland qui a fait sécession de Somalie depuis 1991.
Le Caire et Addis-Abeba ont expulsé ce mois-ci des membres des missions diplomatiques de l’autre pays, quelques jours après que l’Éthiopie a accusé l’Égypte, le Soudan et l’Érythrée de soutenir les rebelles du Tigré, une région du nord de l’Éthiopie où la reprise des combats ravive les craintes d’un retour à la guerre civile.
Les trois pays ont rejeté ces accusations.
L’Éthiopie et l’Érythrée ont également rompu leurs relations diplomatiques la semaine dernière, s’accusant mutuellement d’attiser les conflits internes.
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