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Affaire Port /Sgs : Pourquoi l’Etat est dans l’impunité

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Pour s’opposer à la décision du port de rompre le contrat du prestataire Sgs, le gouvernement invoque des arguments juridiques. Les explications de Louis Marie Kakdeu, deuxième vice-président national SDF.

Il s’agirait d’une rupture abusive de contrat pouvant engendrer des conséquences financières graves. En examinant ces arguments juridiques énoncés, Louis Marie Kakdeu conclut qu’il s’agit de l’expression pure et simple de l’impunité.

« Le ministre des Finances explique que le gouvernement est dans son « bon droit » de décider qui peut être là et qui ne peut pas être là. Un tel argument ne relève pas du droit mais, de l’impunité ».

« Cela me rappelle la réponse du même ministre devant la représentation nationale face au député du SDF qui lui demandait de dire quels étaient les critères pour bénéficier du fameux chapitre 94 », analyse le deuxième vice-président national SDF. Qui poursuit en affirmant que « le ministre des Finances est un habitué de l’impunité et qu’il croit toujours pouvoir faire ce qu’il veut ».

Déphasage avec la législation

Autre argument développé par ce cadre du Sdf : «. Le directeur général incarne bel et bien cette personnalité juridique et il a au-dessus de lui le conseil d’administration au sein duquel les différents ministères sont représentés. Le ministre des Transports est donc dans l’impunité. Le DG du port est dans son bon droit s’il faut reprendre l’argumentation du ministre des finances », développe l’expert.

Et Louis-Marie Kakdeu de rappeler aux membres du gouvernement actuel qu’ils sont en arrière et en déphasage total avec la législation en vigueur au Cameroun. Laquelle consacre la décentralisation d’une part et l’autonomisation des établissements publics d’autre part.

Pour lui, « ces gens ont mis plus de 20 ans au gouvernement et ne prennent pas en compte l’évolution de la réglementation, souvent fruit de hautes luttes de la part des partis politiques comme le nôtre ».

Affaire Pad et Sgs : La République en péril

Conditions d’occupation du domaine public

Alors que nous allions sous presse ce jour, l’on s’acheminait  vers une reprise encadrée des activités de scanning de SGS. Les modalités de reprise des activités d’inspection par scanning des marchandises au terminal à conteneurs du Port de Douala-Bonabéri étaient au cœur d’une réunion stratégique convoquée par la direction générale du Port autonome de Douala (PAD).

En exécution des hautes prescriptions du Premier ministre, notifiées par correspondance en date du 30 janvier 2026, le directeur général du Pad a présidé une rencontre mercredi dernier.

Les échanges portaient, entre autres, sur les conditions d’octroi de l’autorisation d’exercer au Port de Douala-Bonabéri.

Conformément à l’article 12 du décret nᵒ 2019/034 du 24 janvier 2019 portant réorganisation du PAD ; les conditions d’occupation du domaine public portuaire prévues par l’article 15 du même décret.

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