L’affaire du travailleur camerounais fouetté à Yaoundé continue de susciter de vives réactions. Après l’interpellation du PDG de l’entreprise chinoise, l’Association Camerounaise des Traducteurs et Interprètes de Langue Chinoise (ACTILC) condamne à son tour les faits et se désolidarise de l’interprète présent sur les lieux.
La polémique autour de la vidéo virale montrant un travailleur camerounais fouetté au sein de la société Sino Market à Elig-Ezoa prend une nouvelle dimension. Après l’indignation populaire et la réaction des autorités, c’est désormais au tour de l’Association Camerounaise des Traducteurs et Interprètes de Langue Chinoise (ACTILC) de sortir du silence.
Dans un communiqué publié le 3 mai 2026, l’ACTILC exprime » avec la plus grande fermeté « sa profonde indignation face aux actes de violence montrés dans la vidéo diffusée par l’activiste N’ZUI MANTO. L’association affirme clairement se désolidariser des agissements de l’interprète Lizina Taraina Justin, présent lors des faits.
Ces actes vont à l’encontre des principes fondamentaux d’éthique, de dignité humaine et de professionnalisme que défend la profession.
La responsabilité qui incombe aux interprètes
L’ACTILC insiste sur la responsabilité qui incombe aux interprètes, au-delà de la simple traduction. Selon l’association, leur mission est aussi de servir de pont entre les cultures; promouvoir le respect des valeurs humaines; garantir une communication éthique. Toute implication dans des actes de violence constitue ainsi une faute grave et inacceptable.
L’organisation réaffirme son engagement en faveur d’une pratique professionnelle respectueuse des droits humains et conforme aux standards internationaux. Elle appelle également l’ensemble des acteurs concernés à faire preuve de responsabilité afin d’éviter la répétition de tels faits.
















