Le tribunal de Mfou a condamné le 21 avril le chanteur camerounais Saint Désir Atango à cinq ans de prison ferme pour inceste. Une décision attendue dans une affaire aux faits graves, marquée par des aveux et une forte émotion publique.
Le verdict est tombé hier 21 avril. Le tribunal de Mfou a reconnu Saint Désir Atango coupable d’inceste et l’a condamné à cinq ans de prison ferme. L’artiste déjà au cœur d’un scandale retentissant n’a manifesté aucune réaction visible à l’énoncé de la décision. Cette condamnation met un terme judiciaire à une affaire qui a profondément choqué l’opinion.
Les faits reprochés sont inhabituels. Au cours de la procédure, l’accusé avait lui-même reconnu avoir entretenu des relations sexuelles avec ses filles. Il avait également admis être le père de l’enfant de l’une d’elles. Ces déclarations, rendues publiques, ont pesé lourdement dans l’appréciation du tribunal. Par ailleurs, l’affaire a été portée devant la justice par la mère des jeunes femmes. Elle dénonçait des actes répétés et dénonçait un climat d’emprise au sein du foyer. À la barre, l’une des filles de Saint Désir Atango a affirmé avoir subi des rapports imposés par son père. Son témoignage a renforcé la dimension coercitive du dossier.
En plus des faits d’inceste, des accusations liées à des pratiques mystiques ont été évoquées au cours du procès. Toutefois, c’est principalement la matérialité des relations incestueuses et les aveux de l’accusé qui ont structuré la décision judiciaire.
Trois ans de prison ferme pour sa fille
Dans le même dossier, les situations des filles ont été examinées séparément. L’une d’elles a finalement été libérée. En revanche, l’autre, mère d’un enfant issu de cette relation, a été condamnée à trois ans de prison ferme. Elle purgera sa peine avec son bébé, une issue qui ajoute à la complexité humaine de cette affaire. À l’issue de l’audience, le silence a dominé. En effet, la mère et sa fille sont restées prostrées, visiblement éprouvées traduisant l’ampleur du drame familial.
















