Le ministre des Enseignements secondaires, le Pr Nalova Lyonga, vient de lancer un appel pressant aux personnels concernés afin de garantir une liquidation fluide et sans interruption de leurs droits à pension.
De nombreux enseignants camerounais iront faire valoir leurs droits à la retraite cette année. L’annonce est du gouvernement. Des sources dignes de foi, le ministère des Enseignements secondaires s’apprête à cet effet à gérer un flux de départs. Avec 1 374 enseignants de lycées et collèges admis à faire valoir leurs droits à la retraite en 2026.
Procédure d’anticipation stratégique
Face à cette échéance, le Minesec, le Pr Nalova Lyonga, vient de lancer un appel pressant aux personnels concernés. Il s’agit pour le membre du gouvernement de garantir une liquidation fluide et sans interruption de leurs droits à pension.
Ainsi les agents concernés par ladite mesure sont donc priés de déposer, en toute urgence, un dossier complet au service de l’accueil et de l’orientation à Yaoundé. « Ce dossier doit impérativement regrouper l’historique administratif complet, incluant les actes de recrutement, les derniers arrêtés d’avancement, un bulletin de solde récent, ainsi que les pièces d’état civil et certificats de scolarité pour la prise en compte des charges familiales », informe un communiqué du Minesec.
Enseignement secondaire : 1509 enseignants absents de leurs postes
Selon une source au ministère, cette procédure d’anticipation stratégique englobe également les actes liés aux positions de détachement ou de disponibilité. Par ailleurs elle vise à sécuriser le passage à la retraite. Et à assurer une prise en charge sociale immédiate dès la cessation d’activité, évitant ainsi tout préjudice financier aux futurs retraités.
Situation des enseignants
Décriant la situation des enseignants, un conseiller d’orientation se rappelle de la belle époque. « La situation du personnel enseignant camerounais a beaucoup évolué au gré de la conjoncture. Cette évolution enseigne qu’elle est allée de mal en pire ; en effet, si les conditions de vie et de travail des enseignantes et des enseignants sont allées crescendo de 1960 à 1984, elles ont pris la courbe inverse depuis 1993, date de la mise en œuvre des premiers plans d’ajustement structurel (PAS) au Cameroun, au point où, à l’heure actuelle, ce métier est devenu un pis-aller, une transition en attendant d’aller dans de verdoyants pâturages », se remémore-t-il.
Il indique que « tout change brutalement en 1993 avec les plans d’ajustement structurel (PAS). Les fonctionnaires subissent alors une baisse de 20 % de leur rémunération en janvier 1993 et une autre de 50 % en janvier 1994. Les écoles normales d’instituteurs sont défonctionnarisées en 1995. Les enseignantes et enseignants nouvellement formés ne sont plus automatiquement intégrés à la fonction publique et doivent désormais aller chercher du travail dans les établissements privés ou attendre un éventuel recrutement de l’État ».
















