Face à la dégradation avancée du Centre de santé de Mbanga Bakoko , les populations tirent la sonnette d’alarme. Cette formation sanitaire présente le visage hideux, d’un édifice public abandonné.
Les populations de la cité sic dans le cinquième arrondissement de la ville de Douala n’en démordent point. Elles viennent de pousser un cri d’alarme concernant l’abandon du centre de santé la cité Sic Mbanga Bakoko.
Elles sont aidées en cela par des organisations de la société civile qui ont adressé une correspondance. Au ministre de l’habitat et du développement urbain. Pour dénoncer « la situation de déshérence inacceptable de la formation sanitaire ».
Constat alarmant
Au cœur de cette initiative, la Fondation Camerounaise des Consommateurs (FOCACO). En sa qualité de sentinelle des droits des usagers. Et membre de l’IAPO (Alliance Internationale des Organisations de Patients).
Selon ces organisations de la société civile, « cette infrastructure, joyau de la Cité SIC. A été dûment construite par le ministère de l’habitat et du développement urbain (Minduh). Avant d’être officiellement transférée à ce département ministériel pour exploitation et affectation du personnel. Pourtant, depuis ce transfert, le centre demeure désespérément non fonctionnel ».
Sur le terrain, le constat fait par lesdites organisations est alarmant. « Nos récents constats sur le terrain sont alarmants : le bâtiment tombe en ruine. Installations électriques exposées, plafonds béants, murs décrépis et envahissement par la végétation… Ce qui devrait être un sanctuaire de soins est devenu un bâtiment fantôme. Illustrant un gaspillage inacceptable des ressources de l’État ».
Paradoxe des compétences
Dans ce quartier, le calvaire des résidents et la vulnérabilité des enfants. « Les milliers de familles de Mbanga Bakoko vivent un véritable chemin de croix. Pour une simple consultation ou une urgence pédiatrique, les parents sont contraints de parcourir des dizaines de kilomètres ».
« Le paludisme, qui sévit avec force dans cette zone, menace quotidiennement les enfants. Les patients les plus vulnérables. Faute d’une prise en charge immédiate sur place », dénonce la société civile.
Qui condamne ce qu’elle appelle « le paradoxe des compétences inexploitées ». « Comment expliquer aux citoyens que des médecins et des infirmiers diplômés d’État soient aujourd’hui sans emploi, tandis qu’une structure sanitaire livrée à votre ministère reste fermée et s’enfonce dans la brousse ? » s’interroge-t-elle.
Stopper la dégradation accélérée
Et de conclure que « ce manque de coordination entre la construction et l’exploitation est une offense à l’intelligence de nos jeunes diplômés et un mépris flagrant pour le droit à la santé des riverains ».
Face à cette urgence, la société civile, conformément aux principes de l’Alliance Internationale des organisations de Patients, une opérationnalisation immédiate. « Il faut traduire le transfert administratif du MINDUH en réalité médicale par l’affectation sans délai d’un personnel soignant qualifié (médecins et infirmiers). »
« Engager des travaux de remise en état pour stopper la dégradation accélérée des infrastructures avant qu’elles ne soient totalement irrécupérables. Assurer un stock prioritaire de dispositifs de diagnostic rapide et de traitements, notamment contre le paludisme », prescrit elle. Non sans insister sur le fait que « la santé est le premier des droits pour un patient ».
















