Les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest restent toujours secouées par un conflit opposant forces gouvernementales et groupes armés. Et c’est l’éducation qui prend un coup.
Le constat a été dressé par l’Ong Amnesty International. Dans son rapport sur la situation des droits humains dans le monde, publié en avril 2026. La situation est donc restée préoccupante en 2025 dans ces deux régions en proie à un conflit qui perdure. En effet, trois pages leur sont consacrées pour ressortir l’ampleur des dégâts.
14 829 écoles fermées en 2025
Ainsi donc, dans les trois pages consacrées au Cameroun, l’organisme souligne l’ampleur des perturbations subies par le système éducatif. Selon Amnesty International, 14 829 écoles y ont été fermées en 2025, contre 14 364 en 2024.
Et l’Ong affirme que la scolarité de plus de trois millions d’enfants a été interrompue. Toute chose qui accroît leur vulnérabilité. Avec notamment le risque d’enrôlement par des groupes armés impitoyables.
Aussi, Amnesty International relève que seuls 41 % des enfants ont eu accès à l’école maternelle en ville. Alors même que ceux qui vivent en zone rurale ont été les plus pénalisés. Cette situation découle, selon l’Ong, de l’insécurité persistante. Et aux attaques revendiquées par des groupes séparatistes qui sévissent au Nord-Ouest et au Sud-Ouest.
Des homicides ciblés
Et les enseignants ne sont pas épargnés. Les rapports du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA) l’ont démontré. Ils font état de : « multiples attaques visant enseignants, élèves et parents, dans le but d’empêcher la tenue des examens. En 2025, les populations de ces deux régions ont également été exposées à des homicides ciblés ».
« Des prises d’otages récurrentes, l’instauration de taxes illégales, des barrages routiers, des extorsions, des restrictions de circulation. Ainsi qu’à l’explosion d’engins explosifs improvisés, notamment dans des lieux publics et sur de grands axes routiers ».
Pour compléter le tableau des violences, l’Ong est revenue sur les années précédentes. Ainsi donc, l’on nous fait comprendre que : « les affrontements entre forces gouvernementales et groupes séparatistes armés. Se sont poursuivis tout au long de l’année 2025 ».
Le déplacement de près d’un million de personnes
En outre, Amnesty International révèle les violences entre agriculteurs et éleveurs. Dans la région du Nord-Ouest ont contribué à détériorer davantage la situation sécuritaire. Pour l’Ong, « l’ensemble de ces violences a provoqué le déplacement de près d’un million de personnes à l’intérieur du pays ».
Enfin, Amnesty International rapporte que les bulletins mensuels de l’OCHA ont régulièrement signalé des arrestations arbitraires dans ces deux régions. Surtout à la suite d’affrontements entre l’armée et les groupes séparatistes armés. Et donc, l’insécurité continue d’affecter à la fois l’éducation et la protection des civils. Et l’exercice des libertés fondamentales.
















