pixel

Journée mondiale de l’eau : À Douala, l’eau potable reste une denrée rare

Date:

Pages jaunes
Trans Afrique

Célébrée le 22 mars, la Journée mondiale de l’eau met en lumière les enjeux d’accès à l’eau potable. À Douala, les coupures répétées et le manque d’approvisionnement traduisent une réalité quotidienne difficile pour de nombreux habitants.

Dans plusieurs quartiers de Douala, l’accès à l’eau potable reste irrégulier. Malgré les infrastructures existantes, de nombreux ménages subissent des coupures fréquentes. Cette situation affecte directement leur quotidien et leur qualité de vie.

À BP Cité, dans le cinquième arrondissement, Mireille, 34 ans, est privée d’eau depuis deux semaines. Pour s’approvisionner, elle se rend à un forage situé à proximité. Elle s’y rend dès 4 heures du matin, un jour sur deux. Cette organisation lui permet de couvrir les besoins essentiels de son foyer. Mère de jumeaux âgés de trois ans, elle doit concilier ces contraintes avec ses responsabilités familiales et professionnelles.

Dans le quartier Ndogpassi, Farida évoque également des difficultés persistantes. À son installation, elle a attendu plusieurs mois avant d’avoir de l’eau au robinet. Aujourd’hui, l’approvisionnement est plus régulier, mais reste instable. Chaque semaine, des interruptions de service sont enregistrées. Elles durent en moyenne deux jours.

Le cycle de l’eau « de plus en plus perturbé et extrême », alerte l’ONU

Face à ces insuffisances, les habitants développent des solutions alternatives. Le recours aux forages, aux puits ou à l’achat d’eau devient courant. Cependant, ces sources ne garantissent pas toujours une qualité conforme aux normes sanitaires.

Risques d’infections

La Journée mondiale de l’eau, instituée en 1993, vise à sensibiliser sur la gestion durable de cette ressource. Elle rappelle également l’objectif d’un accès universel à l’eau potable d’ici 2030. Cette ambition reste encore éloignée pour de nombreuses zones urbaines en développement.

Sur le plan sanitaire, les risques sont bien identifiés. Le docteur Linjouom Abdou souligne que l’insuffisance d’eau potable favorise la propagation de maladies hydriques. Il précise que l’utilisation d’eaux non contrôlées augmente les risques d’infections. De plus, le stockage prolongé dans des conditions inadéquates peut entraîner une contamination. Il rappelle enfin que l’apparence claire de l’eau ne constitue pas une garantie de potabilité.

- Pub -
Pages jaunes

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Partager :

spot_imgspot_img

Populaires

Dans la même catégorie
Associé

Protoxyde d’azote : La consommation fait peur au gouverneur

A travers un communiqué, le gouverneur du Littoral interdit...

Transports maritimes : Le Mintransports sort les muscles

L’Etat à travers le ministre des Transports agissant en...

Bonapriso : Grosse bagarre sous les draps

Une maison a failli prendre feu au quartier Bonapriso,...

Quartier Ndogbong : Un preneur d’otages dans la maison

Comme dans un film western, le quartier Ndogbong est...