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Iran accord Trump diplomatie fragile: Téhéran examine la proposition de paix américaine

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Iran accord Trump diplomatie fragile : la région retient son souffle. Téhéran a annoncé mercredi soir examiner une nouvelle proposition américaine transmise via le médiateur pakistanais. Donald Trump avertit : la situation est «sur le fil», entre un accord imminent et une reprise des hostilités.

Les termes d’un possible accord

Téhéran a confirmé avoir reçu les positions américaines. «Nous avons reçu les points de vue de la partie américaine et nous les examinons actuellement», a déclaré Esmaïl Baghaï, porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, à la télévision d’État. Il a cependant fait part d’une «grande méfiance» vis-à-vis de Washington. Cette prudence reflète des décennies d’hostilité entre les deux pays.

La République islamique pose deux conditions non négociables. Le «dégel des avoirs iraniens bloqués» à l’étranger est la première exigence. La fin du blocus américain des ports iraniens constitue la seconde. Sans ces garanties, Téhéran ne s’engagera dans aucune avancée.

Iran accord Trump diplomatie fragile : les signaux de Washington

De son côté, Donald Trump a affiché une position délibérément ambiguë. «Nous verrons bien ce qui va se passer. Soit nous parviendrons à un accord, soit nous prendrons des mesures un peu plus sévères. Mais j’espère que cela n’arrivera pas», a-t-il déclaré depuis Joint Base Andrews, près de Washington.

Le président américain a toutefois insisté sur la gravité du moment. «C’est sur le fil, croyez-moi. Si nous n’obtenons pas les bonnes réponses, cela peut aller très vite. Nous sommes tous prêts à agir.» Il a précisé que ces réponses devront être «entièrement, à 100 %, satisfaisantes». Depuis Joint Base Andrews, le ton oscillait entre ouverture et menace.

Mardi, Trump avait donné à Téhéran «deux ou trois jours» pour conclure. Un ultimatum balayé sans ambiguïté par les autorités iraniennes. Le milliardaire a ajouté qu’un accord permettrait d’économiser «beaucoup de temps, d’énergie et de vies» et pourrait être conclu «très rapidement, ou d’ici quelques jours».

Un conflit né le 28 février

Le conflit a éclaté le 28 février, après une attaque israélo-américaine contre Téhéran. Des milliers de personnes ont perdu la vie depuis, surtout en Iran et au Liban. Le Hezbollah pro-iranien a attaqué Israël, qui a ensuite envahi le sud du Liban, aggravant la crise humanitaire régionale.

Une fragile trêve est entrée en vigueur le 8 avril, après plus d’un mois de guerre ouverte. Une seule véritable séance de négociations s’est tenue, le 11 avril au Pakistan, sans résultat. Depuis, les deux pays campent sur leurs positions, les invectives se multiplient et les discussions se poursuivent uniquement en coulisses.

Le Pakistan joue un rôle clé dans ce processus. Islamabad héberge les pourparlers depuis le début du conflit et constitue le seul canal de communication direct entre les deux capitales. Son ministre de l’Intérieur, Mohsen Naqvi, s’est rendu à Téhéran pour la deuxième fois en quelques jours, portant les propositions des deux camps. Ces navettes intenses signalent que les parties cherchent une sortie, même si les positions restent publiquement éloignées.

Le détroit d’Ormuz, arme économique

La guerre a profondément perturbé l’économie mondiale. Le quasi-blocage du détroit d’Ormuz par Téhéran a fait bondir les cours du pétrole et généré des pénuries rampantes de matières premières. Ce passage contrôlait auparavant un cinquième du pétrole brut et du gaz naturel liquéfié consommés dans le monde.

En début de semaine, l’Iran a officialisé la création d’un organisme chargé de superviser ce détroit et de percevoir des droits de passage. Quelque 26 navires l’ont franchi en 24 heures, dont un pétrolier sud-coréen «en coordination avec l’Iran», une première depuis le début du conflit, selon Séoul. L’armée américaine a de son côté annoncé avoir arraisonné un pétrolier battant pavillon iranien, soupçonné d’avoir tenté de violer le blocus américain des ports iraniens.

Réactions : le refus de l’ultimatum

Le négociateur en chef iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a rejeté toute forme de pression. «L’Iran ne cèdera jamais à l’intimidation», a-t-il déclaré, appelant le pays à «renforcer ses préparatifs afin d’apporter une réponse musclée à toute nouvelle attaque». Il a estimé que l’ennemi n’avait «pas renoncé à ses objectifs militaires» et «cherchait à déclencher une nouvelle guerre».

Les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique, ont haussé le ton plus encore. Ils ont menacé d’étendre la guerre «bien au-delà de la région». En représailles aux frappes sur son sol, Téhéran a mené des attaques contre les pétromonarchies du Golfe, alliées de Washington.

En Israël, l’armée a déclenché son niveau d’alerte maximal, se déclarant «préparée à tout développement». Tel-Aviv suit de près l’évolution des négociations. La région entière reste suspendue à l’issue des discussions.

Ryad a, pour sa part, exercé une pression directe sur Téhéran. Le prince Fayçal ben Farhane, ministre saoudien des Affaires étrangères, s’est félicité que Donald Trump «donne une chance à la diplomatie». Il a exhorté l’Iran à «saisir l’occasion» d’éviter une escalade supplémentaire.

Iran accord Trump diplomatie fragile : les marchés entre espoir et tension

L’espoir d’une avancée a immédiatement produit des effets sur les marchés mondiaux. Le baril de Brent a chuté de 5,63 % à 105,02 dollars. Les investisseurs ont interprété ce recul comme un signal de désescalade possible.

Les places boursières européennes ont terminé en nette hausse. À Wall Street, l’indice Dow Jones a progressé de 1,31 %. Ces mouvements illustrent l’imbrication profonde entre les tensions géopolitiques dans le Golfe et la santé des marchés financiers mondiaux. Chaque signal diplomatique pèse directement sur les cours.

Le détroit d’Ormuz reste l’enjeu central de toute solution durable. Son contrôle par Téhéran paralyse les flux d’hydrocarbures à l’échelle planétaire. Toute issue diplomatique passera par le sort de cette voie maritime stratégique. La prochaine étape dépend désormais de la réponse iranienne à la proposition américaine, transmise via Islamabad. Iran accord Trump diplomatie fragile : entre accord et escalade, le monde retient son souffle.

Source : Agence France-Presse

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