L’automédication vient de faire une autre victime parmi tant d’autres souvent anonymes. Charlotte Meyo, une employée d’administration, a perdu la vie chez un soignant au quartier Nkomo à Yaoundé. Sa dépouille a été repêchée dans une rivière plus de 20 jours après sa disparition.
Charlotte Meyo était déclarée portée disparue depuis le 30 juin 2026. Son corps a été retrouvé le 25 juillet dans la rivière Mfoulou, à Akak dans le département de la Mefou-et-Afamba. Soit plus de 20 jours après. Vingt jours pendant lesquels ses proches étaient sans nouvelle d’elle.
Le corps jeté dans une rivière
La cheffe de bureau du courrier au ministre de l’Environnement était enceinte, selon certaines indiscrétions. Elle était âgée d’environ 35 ans au moment de sa disparition. En quittant le domicile familial au quartier Nkomo à Yaoundé, elle a prévenu ses proches. Elle allait pour des soins chez un soignant clandestin nommé Ntakougang, alias Docta.
Malheureusement, la jeune femme ne regagnera jamais la maison familiale. Les inquiétudes des siens et la recherche de leur fille au centre médical sont vaines. Car Charlotte ne s’y trouve pas. En plus, le « docta » du coin, sieur Ntakoungang, est également introuvable.
Les recherches des fins limiers vont les conduire jusqu’au fleuve Mfoulou par Akak dans le département de la Mefou-et-Afamba. C’est dans ce fleuve que des sapeurs-pompiers ont extrait le corps de Charlotte, en état de décomposition avancé.
Yaoundé : Deux suspects arrêtés après la mort de Charlotte Meyo
La vaine sensibilisation contre l’automédication
Les éléments de la Légion de gendarmerie du Centre vont mettre le grappin sur deux suspects. Notamment le sieur Ntakougang, alias Docta. Son complice, Ndongmo Zebaze, un taximan, est également appréhendé. Les deux présumés criminels sont arrêtés à Abong-Mbang, à l’Est du Cameroun. Le taximan Zebaze a aidé Ntakougang a transporter le corps.
Après les premiers interrogatoires, ils avouent avoir jeté la dépouille encombrante de Charlotte dans la rivière Mfoulou. Ils ne savaient quoi en faire après le décès accidentel de la femme. A la légion de gendarmerie du Centre, l’un des suspects demandait pardon.
Le taux de pauvreté
La campagne menée depuis des années par les pouvoirs publics camerounais contre l’automédication n’atteint toujours pas les objectifs escomptés. Et pour cause, beaucoup de Camerounais continuent à recourir à la médecine illégale quand ils sont malades.
En effet, le faible pouvoir d’achat, le taux de pauvreté sans cesse croissant ne laissent pas d’autre choix aux Camerounais. Notamment ceux issus des couches défavorisées. Ils se ruent chez le premier soignant du quartier quand ils ont le moindre souci sanitaire.












