La crise anglophone joue les prolongations avec des individus arrêtés en Europe. Une arrestation qui s’inscrit dans la continuité de l’incarcération en Norvège de Lucas Cho Ayaba, chef de file des ADF.
Connu pour être l’un des leaders les plus puissants des séparatistes anglophones au Cameroun, Cho Ayaba est en garde à vue depuis son arrestation. Ce leader séparatiste camerounais avait été arrêté en Norvège. Pour son rôle présumé dans le conflit armé en cours au Cameroun.
Unité chargée d’enquêter sur les crimes de guerre et crimes contre l’humanité. La police criminelle norvégienne (Kripos). Avait indiqué qu’elle avait arrêté « un homme d’une cinquantaine d’années », dont elle n’a pas donné le nom. « Kripos estime que le suspect a un rôle central. Dans un conflit armé en cours au Cameroun », avait-t-elle expliqué dans un communiqué.
Lucas Ayaba Cho avait été arrêté sur la base d’ « accusations fondées. Aur ses diverses expressions sur les médias sociaux », avait précisé son avocat à la BBC.
Crimes contre l’humanité
Le parquet fédéral belge a annoncé ce mardi 3 mars 2026 l’arrestation de quatre individus soupçonnés de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre liés au conflit séparatiste dans les régions anglophones. Il s’agit d’une offensive judiciaire d’envergure coordonnée avec la Norvège et les États-Unis.
Lors de perquisitions simultanées menées à Anvers et Londerzeel, trois des suspects ont été placés en détention provisoire. Accusés d’appartenir à la direction des Forces de défense de l’Ambazonie (ADF). L’enquête, ouverte à l’été 2025, révèle un système sophistiqué de collecte de fonds depuis le sol belge. Destiné à l’achat d’armes et de munitions pour orchestrer des attaques. Et des liquidations ciblées sur le territoire camerounais.
Un tournant décisif
Ce coup de filet international s’inscrit dans la continuité de l’incarcération en Norvège de Lucas Cho Ayaba. Chef de file des ADF, et marque un tournant décisif dans la traque des parrains de la diaspora.
Il faut souligner que le conflit sanglant qui déchire le Nord-Ouest. Et le Sud-Ouest depuis 2016 a déjà coûté la vie à plus de 6 000 civils. Cette action coordonnée des juridictions occidentales sonne comme un avertissement. Sans frais pour les donneurs d’ordres exilés.
Par ailleurs, elle illustre une volonté commune de tarir les ressources financières. Qui alimentent l’instabilité dans le bassin du lac Tchad et ses environs.
















