Né le 20 juillet 1949 à Mvoula, près d’Ebolowa, Jean Pierre Biyiti Bi Essam débute sa carrière dans la presse après une formation à l’École supérieure de journalisme de Yaoundé. Il passe notamment par Cameroon Tribune avant de rejoindre la Crtv, où il dirige le service de l’information au début des années 1990.
Il entame ensuite une ascension dans l’administration publique, occupant successivement des fonctions de conseiller technique et de secrétaire général au ministère des Postes et Télécommunications. En 2009, il est nommé ministre des Postes et Télécommunications, poste qu’il occupera jusqu’en 2015.
Ambassadeur du Cameroun en Israël
En 2018, il est nommé ambassadeur du Cameroun en Israël par décret présidentiel. Il reste à ce poste pendant environ huit ans, jusqu’en février 2026, avant d’être remplacé dans le cadre d’un réaménagement diplomatique.
Son passage à Tel-Aviv est marqué par la poursuite des relations de coopération entre le Cameroun et Israël, notamment dans les domaines sécuritaire et technique.
La trajectoire de Jean Pierre Biyiti Bi Essam est également associée à une controverse survenue en 2009, alors qu’il était ministre de la Communication. Il avait été cité dans une affaire de gestion de fonds publics liés à la visite du pape Benoît XVI au Cameroun.
Des soupçons de détournement
Des soupçons de détournement avaient été évoqués, mais l’intéressé a rejeté toute intention frauduleuse, parlant de sécurisation des fonds. L’affaire n’avait pas connu de conclusion judiciaire officielle.
Au-delà de ses fonctions administratives, il est également auteur de l’ouvrage « Cameroun : complots et bruits de bottes », publié en 2004, dans lequel il revient sur certaines tensions politiques du pays.
Ainsi, avec la disparition de Jean Pierre Biyiti Bi Essam, le Cameroun perd l’un de ses anciens hauts responsables ayant servi dans les sphères médiatique, gouvernementale et diplomatique. Par ailleurs des hommages sont attendus dans les milieux administratifs, diplomatiques et médiatiques.
















