Au Cameroun, les besoins humanitaires restent élevés. Selon l’ONU, environ 2,9 millions de personnes auront besoin d’assistance et de protection en 2026, dans un contexte marqué par plusieurs crises simultanées.
Au Cameroun, la situation humanitaire demeure préoccupante. Les Nations unies estiment qu’environ 2,9 millions de personnes auront besoin d’assistance humanitaire et de services de protection en 2026. Cette estimation figure dans le rapport « Cameroun : Besoins et plan de réponse humanitaires 2026 », publié le 5 mars dernier par le Bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations unies (Ocha).
Ces besoins s’expliquent par la persistance de trois crises majeures qui affectent différentes régions du pays. Dans l’Extrême-nord, les conséquences du conflit dans le bassin du lac Tchad continuent d’affecter les populations. Les violences et l’insécurité provoquent régulièrement des déplacements de civils. Dans le même temps, l’accès aux services sociaux de base demeure limité dans plusieurs localités. La situation reste également tendue dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest. Dans ces zones, la violence perturbe fortement la vie quotidienne. L’accès aux marchés, aux établissements scolaires et aux structures de santé est souvent compromis.
Par ailleurs, le Cameroun continue d’accueillir un nombre important de réfugiés originaires de la République centrafricaine. Beaucoup vivent dans les régions de l’Adamaoua, du Nord et de l’Est. Une partie de ces populations se trouve en situation de déplacement prolongé depuis plusieurs années. Elles restent exposées à des risques de protection et disposent de peu d’opportunités pour reconstruire leurs moyens de subsistance.
Consommation des produits de mer : le Cameroun a besoin de 242 mille tonnes supplémentaires.
Grande précarité
Dans l’ensemble, le pays figure toujours parmi les crises humanitaires les moins médiatisées de la région. Pourtant, les difficultés persistent et se renforcent. Les violences, les déplacements forcés et les chocs climatiques viennent accentuer des fragilités déjà profondes.
Derrière ces statistiques, les Nations unies décrivent des situations humaines marquées par une grande précarité. De nombreuses familles ont perdu leurs habitations ou leurs sources de revenus. Les communautés doivent régulièrement faire face à de nouveaux chocs. Les enfants sont également particulièrement vulnérables. Dans certaines zones affectées par les crises, leur scolarité est souvent interrompue à cause de l’insécurité ou des déplacements répétés.
Les aléas climatiques aggravent encore cette situation. Les inondations et les périodes de sécheresse se répètent, détruisant des biens et perturbant les moyens de subsistance. Enfin, l’action humanitaire reste parfois difficile à mettre en œuvre.
















