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14 morts à Jakiri : La colombe du Pape n’a pas tenu ses ailes

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Trans Afrique

Quelques jours après la visite historique du pape Léon XIV à Bamenda, où il avait lâché une colombe en signe de paix, le village de Ndzerem-Nyam, dans l’arrondissement de Jakiri, a été le théâtre d’une opération militaire sanglante. Le bilan fait état d’au moins 14 morts.

Le 26 avril dernier, à Ndzerem-Nyam, les habitants s’étaient rassemblés pour une fête culturelle, dans cette localité du département du Bui, région du Nord-ouest. Mais depuis la veille, des combattants séparatistes avaient investi les lieux. Ils avaient imposé leurs règles par l’interdiction des téléphones. Selon des sources, ces derniers auraient pris les festivités en otage et l’armée a été alertée. Elle est intervenue en plein festival. Par la suite, les tirs ont éclaté et la panique s’est emparée de la foule.

Images effroyables

Les premières estimations parlaient de 11 victimes. Cependant, les sources locales en dénombrent 14. Les autorités affirment que les personnes tuées étaient toutes des combattants séparatistes. Sur le terrain pourtant, des témoins évoquent des civils fauchés dans la mêlée. Des images ont circulé après l’opération. On y voit des soldats exhibant le butin tels que les fusils AK-47, un FAL, des motos détruites. La démonstration de force est assumée. Mais des habitants parlent d’autre chose. Des maisons brûlées. Des biens de civils partis en fumée, bref, une intervention qui aurait dérapé.

Bamenda : Un chef ambazonien tué avec quatre autres séparatistes

Le contraste est saisissant. Le 16 avril 2026, le pape Léon XIV était à Bamenda, à quelques kilomètres de là. Devant la cathédrale Saint-Joseph, il avait lâché une colombe blanche vers le ciel. « Que la paix de Dieu descende sur nous tous », avait-il imploré. Il avait appelé les belligérants à « rejeter la logique de la violence ». Ses mots résonnent aujourd’hui comme un cruel écho.

Recrudescence à Jakiri

Cet arrondissement n’en est pas à sa première tragédie. En 2017, le lycée local était attaqué, un gendarme tué avec sa propre arme. Trois ans plus tard, l’imam de la mosquée était abattu en pleine prière. En 2023, un agent d’Elecam tombait sous les balles. Jakiri accumule les deuils depuis près d’une décennie. La crise anglophone  quant à elle continue de consumer des vies, des villages. Et même colombes lâchées par le Pape peinent à tenir leurs ailes au-dessus de cette terre meurtrie.

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