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Crise politique : Kamto saisit l’Union africaine

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Le leader du Mrc, Maurice Kamto, a officiellement saisi l’Union africaine le 23 avril dernier, pour dénoncer un « changement anticonstitutionnel de gouvernement » au Cameroun et réclamer des sanctions.

Le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (Mrc) a décidé de porter le débat au niveau continental. Dans un communiqué publié à Yaoundé le 23 avril 2026, son président national annonce avoir saisi les plus hautes instances de l’Union africaine. Et veut dénoncer ce qu’il qualifie de dérive institutionnelle majeure au Cameroun. Selon Maurice Kamto, plusieurs décisions récentes traduisent une transformation profonde du système politique. Il évoque notamment une révision constitutionnelle adoptée en avril 2026. Celle-ci introduit un poste de vice-président désigné par le chef de l’État. Pour le Mrc, ce mécanisme ouvre la voie à une succession non élective à la tête du pays.

Dans son argumentaire, le parti estime que cette réforme rompt avec le principe du suffrage universel. Le président de la République pourrait ainsi désigner son successeur sans passer par les urnes. Une évolution jugée contraire à l’esprit de la Constitution camerounaise et aux engagements internationaux du pays. Mais la critique ne s’arrête pas là. Le Mrc pointe également les reports répétés des élections législatives et municipales depuis 2024. Ces décalages successifs prolongent les mandats en cours sans consultation populaire. Pour l’opposition, cette situation affaiblit la légitimité des institutions représentatives.

Maurice Kamto annonce sa candidature à l’élection présidentielle 2025

Risque politique sérieux

Dans sa saisine, le parti de Maurice Kamto mentionne plusieurs textes de l’Union africaine. Il cite notamment l’Acte constitutif et la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance. Ces instruments condamnent explicitement les changements anticonstitutionnels de gouvernement. Le Mrc considère que la combinaison de ces éléments crée un risque politique sérieux. Il évoque une possible crise aux conséquences lourdes pour la stabilité nationale. D’où son appel à l’Union africaine pour examiner la situation et envisager des mesures appropriées.

En parallèle, le parti appelle les citoyens à rester mobilisés. Il les invite à défendre les principes démocratiques et l’État de droit. Une pétition est d’ailleurs en circulation pour exprimer le refus de ce que le Mrc décrit comme une dérive monarchique.

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