La Fondation Camerounaise des Consommateurs dénonce une nouvelle mesure attribuée à Air France Cameroun. Selon l’organisation, des voyageurs doivent désormais payer 60 000 FCFA pour obtenir une attestation de réservation, souvent demandée dans les dossiers de visa.
La Fondation Camerounaise des Consommateurs (FOCACO) dit avoir reçu les plaintes de plusieurs usagers. Ces derniers dénoncent une note d’information d’Air France Cameroun, qui impose des frais de service de 60 000 FCFA pour délivrer une attestation de réservation.
Ce document est souvent demandé aux personnes qui veulent déposer un dossier de demande de visa. Il permet de montrer qu’un voyage est prévu, même si le billet n’est pas encore acheté définitivement.
Selon la FOCACO, les 60 000 FCFA payés par le voyageur donnent droit à un avoir. Cet avoir peut être utilisé plus tard pour acheter un billet d’avion. Mais l’organisation dénonce les conditions de cet avoir. D’après elle, l’argent n’est pas remboursable, ne peut pas être donné à quelqu’un d’autre et ne peut être utilisé que pour une nouvelle demande. Sa durée de validité serait limitée à un an.
Pour la FOCACO, cela pose problème. Si le visa du voyageur est refusé, il perd son argent, alors qu’il n’a pas encore voyagé. La FOCACO estime qu’il n’est pas normal de payer 60 000 FCFA pour une simple attestation de réservation. Pour l’organisation, cette mesure pénalise surtout les consommateurs. Elle considère que le voyageur prend tout le risque, tandis que la compagnie garde l’argent même si le visa est refusé.
Une pratique injuste envers les voyageurs
L’organisation parle ainsi d’une pratique injuste envers les voyageurs camerounais. Elle estime que ce type de frais peut mettre beaucoup de familles en difficulté, surtout lorsque la demande de visa n’aboutit pas.
Face à cette situation, les exigences sont claires : « Nous demandons la suspension immédiate de la tarification des attestations de réservation pour visa. » La FOCACO réclame aussi le remboursement des personnes qui ont payé cette somme et dont le visa a été refusé au cours des douze derniers mois. La compagnie est également appelée à revoir ses conditions de vente afin de mieux respecter les droits des consommateurs au Cameroun.
L’organisation de défense des droits des consommateurs annonce qu’elle va saisir le Ministère des Transports, l’Autorité Aéronautique du Cameroun et le Ministère du Commerce. Elle demande l’ouverture d’une enquête sur cette pratique tarifaire et n’exclut pas non plus une action collective si la situation n’évolue pas.
La FOCACO invite les voyageurs concernés à lui envoyer les preuves de paiement, comme les reçus, afin de mieux suivre le dossier. Pour l’organisation, les abus contre les consommateurs doivent cesser. « Le consommateur n’est pas une marchandise « , rappelle-t-elle.












