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Dernières nouvelles de la guerre en Iran : Téhéran sous les bombes, le monde s’embrase

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Quatre jours après le déclenchement des hostilités, la guerre en Iran s’embrase sur tous les fronts. Téhéran est frappé. Le détroit d’Ormuz est paralysé. Les prix du pétrole s’envolent. Et Washington n’exclut plus une opération terrestre. Tour d’horizon des dernières nouvelles d’un conflit qui change de visage à chaque heure.

Israël frappe le cœur médiatique de Téhéran

Mardi soir, de puissantes explosions ont retenti dans plusieurs quartiers de la capitale iranienne. Des journalistes de l’AFP sur place les ont entendues distinctement. La cible : le siège de la radio-télévision publique iranienne.

L’armée israélienne confirme. Elle dit avoir « frappé et démantelé » le bâtiment. Un symbole fort. Détruire la voix officielle d’un régime, c’est frapper son pouvoir de communication autant que ses infrastructures militaires.

La veille, le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait durci le ton. Le jour où le pouvoir en place à Téhéran « approchait », avait-il affirmé. Les frappes de mardi semblent traduire ces mots en actes.

Depuis le début du conflit samedi, les États-Unis ont, de leur côté, frappé plus de 1 250 cibles iraniennes en 48 heures — centres de commandement, sites de missiles balistiques, sous-marins. Une campagne d’une intensité rare, qui n’a pourtant pas brisé la volonté de Téhéran.

Washington durcit sa posture. Trump parle d’opération terrestre

Donald Trump ne ferme aucune porte. Il a déclaré qu’il n’hésiterait pas à envoyer des soldats américains au sol en Iran « si c’était nécessaire ». Une option que l’administration américaine qualifie désormais ouvertement de possible.

Le président américain va plus loin. Il affirme que « le plus fort de l’offensive est à venir » et que les États-Unis ont les « capacités » pour tenir un conflit « bien plus longtemps » que quatre ou cinq semaines. « Nous n’avons même pas encore commencé à les frapper fort », a-t-il lâché.

Le chef de la diplomatie Marco Rubio a précisé la logique de l’attaque préventive : les États-Unis ont frappé l’Iran après qu’il soit devenu « évident » qu’Israël s’apprêtait à le faire en premier. Mieux valait, selon Washington, neutraliser la capacité de riposte iranienne avant que la situation n’échappe à tout contrôle.

Résultat : six militaires américains sont morts depuis le début du conflit, selon un bilan actualisé de l’armée. Un chiffre en hausse — le précédent bilan en faisait état de quatre.

L’Iran promet une « longue guerre » et frappe en retour

Téhéran ne cède pas. Les autorités iraniennes ont rejeté toute négociation avec Washington et affirmé être « prêts pour une longue guerre ». Les Gardiens de la Révolution ont revendiqué des frappes sur plus de 500 cibles liées aux États-Unis et à Israël depuis le début des hostilités.

Des missiles iraniens ont visé Tel-Aviv, Haïfa et Jérusalem-Est. Des explosions ont été entendues à plusieurs reprises dans Jérusalem. Israël a prolongé la fermeture de ses écoles et lieux de travail jusqu’au 7 mars.

La mort du guide suprême Ali Khamenei, tué samedi dans une frappe, a électrisé la rhétorique du régime. Les Gardiens de la Révolution ont promis que les États-Unis ne seraient « plus en sécurité nulle part dans le monde ». Une déclaration qui sonne comme un appel à la guerre totale.

Le bilan humain en Iran est lourd. Le Croissant-Rouge iranien a annoncé lundi que 555 personnes avaient été tuées à travers le pays depuis le début des frappes israélo-américaines samedi.

Le Liban s’embrase. Beyrouth sous les bombes

Le front libanais s’ouvre en parallèle. Des explosions violentes ont secoué Beyrouth lundi soir. Israël multiplie ses frappes en riposte à une attaque du Hezbollah — organisation soutenue par Téhéran. Bilan officiel : 52 morts et 154 blessés.

L’armée israélienne dit avoir frappé plus de 70 cibles du Hezbollah et a appelé à l’évacuation d’une trentaine de villages dans le sud du Liban. Toutes les options restent « sur la table », y compris une offensive terrestre au Liban, selon les autorités israéliennes.

Le détroit d’Ormuz, nouvelle ligne de fracture

En mer, la tension atteint un point critique. Un responsable iranien a menacé lundi de « brûler tout navire » tentant de franchir le détroit d’Ormuz. Ce passage stratégique, par lequel transite une part majeure du commerce pétrolier mondial, est aujourd’hui paralysé.
Les Gardiens de la Révolution ont affirmé avoir attaqué dans le détroit un pétrolier présenté comme lié aux États-Unis.

La région du Golfe est également touchée. Les Émirats arabes unis signalent une attaque de drone ayant provoqué un incendie sur un site de stockage de carburant à Abou Dhabi. Le Qatar indique avoir abattu deux avions iraniens. Téhéran assure pourtant n’avoir « aucune hostilité » envers ses voisins — une affirmation que les faits contredisent.
Incident grave côté américain : le Koweït a abattu par erreur trois avions de combat américains, selon Washington.

L’économie mondiale tremble. Le gaz européen s’envole

Les secousses économiques se font sentir avec une brutalité croissante. Les prix du pétrole et du gaz ont bondi lundi. Qatar Energy, ciblé par des attaques iraniennes, a annoncé le gel de sa production de gaz naturel liquéfié (GNL). Conséquence immédiate : le cours du gaz européen a flambé de plus de 39 % en une journée.

Air France prolonge la suspension de ses vols vers le Moyen-Orient jusqu’à jeudi inclus.
L’Iran a par ailleurs accusé Israël et les États-Unis d’avoir frappé dimanche le site nucléaire de Natanz — déjà ciblé lors de la guerre des 12 jours en juin 2025. De son côté, l’AIEA n’a détecté « aucune indication » de dommages sur des installations nucléaires iraniennes depuis samedi.

À Chypre, des drones ont visé une base militaire britannique dans la nuit de dimanche à lundi. Selon une source gouvernementale chypriote, ils auraient été envoyés depuis le Liban. À Bagdad, des dizaines de manifestants irakiens ont affronté les forces de sécurité pour la deuxième journée consécutive près de l’ambassade américaine.
La guerre ne connaît pas de pause. Elle s’étend. Et ses contours, heure après heure, deviennent plus difficiles à circonscrire.

Source: Agence France-Presse — Dépêche AFP du 2 mars 2026, 23h52 (UTC+1).

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