Abel Elimby Lobe est le coordonnateur de la plateforme Kawtal. Il s’est investi pour défendre une justice équitable. Avec notamment cette manière par le régime de Yaoundé de faire d’appliquer les textes à géométrie variable.. Face aux hommes et femmes de médias, et de retour des Usa le 21 avril 2026, il justifie sa démarche.
« Il existe dans notre pays, un ensemble de personnes qui constituent une communauté. Au sens anthropologique du terme, qui expriment des préoccupations. Malheureusement, depuis quelques années, nous avons pris l’habitude de ne pas écouter les préoccupations des communautés.
Notamment lorsqu’elles s’expriment. Si nous avons une crise aujourd’hui dans la partie Nord-Ouest et Sud-Ouest. La partie anglophone de notre pays, peut-être qu’on l’aurait évité si au moment où des signes de mécontentement s’exprimaient. On avait pris cela au sérieux et en considération. Il a fallu attendre qu’il y ait beaucoup de dégâts pour que, sur le plan institutionnel, on se rende et on accepte qu’il y a un malaise.
Aucun poste de souveraineté
Je suis de ceux qui ont lutté pour que nos frères anglophones soient entendus dans des circonstances. Où ils n’occupaient aucun poste de souveraineté. Et tout le monde croyait que c’était normal alors que ce n’était pas bon. À partir de 2017, nous avons pris le courage de parler de ces problèmes-là.
Et en 2019, on a commencé à avoir un début de solution. Avec la formation d’un gouvernement qui a vu arriver au ministère de l’Administration territoriale, qui est un ministère de souveraineté, M. Atanga Nji, au ministère des enseignements secondaires, Mme Nalova, et à bien d’autres postes. Ce n’est qu’un début.
Il faut que cela continue parce que ces frères et ces sœurs se plaignaient de la marginalisation. Aujourd’hui, le Littoral aussi se plaint de la marginalisation, pas la même que celle des anglophones. Mais une autre qui est beaucoup plus un remplacement.
Des forces extérieures
Où les enfants du Littoral sont en train d’être remplacés progressivement dans les institutions de représentation. L’Assemblée nationale, il y a très longtemps que ce mouvement de grand remplacement a commencé.
Aujourd’hui, sur les 19 sièges que le chef de l’État a donnés au Littoral. Où que les enfants du Littoral désignent les représentants du Littoral à l’Assemblée, eh bien. Des forces extérieures ont manœuvré avec succès jusqu’à obtenir que sur les 19 sièges. Neuf soient déjà occupés par des enfants qui ne sont pas des enfants du Littoral.
Avec pour conséquence qu’il n’y a plus que dix littoraliens à l’Assemblée au lieu de 19. Et que d’autres régions ne deviennent plus représentées que ce qui n’est prévu. Il est prévu que l’Ouest ait 25 sièges.
L’article 150 du code électoral
Nous nous attendions à ce qu’il y ait 25 ressortissants de l’Ouest qui représentent les communautés de l’Ouest à l’Assemblée nationale. Dans toute la diversité de l’Ouest qui constitue une partie essentielle de la richesse de notre pays.
Mais aujourd’hui, les ressortissants de l’Ouest sont 36 à l’Assemblée. Le chef de l’État, conformément à l’article 150 du code électoral, a donné à l’Ouest 25 sièges à l’Assemblée nationale. Qui doivent être occupés par les enfants de l’Ouest et qui sont effectivement occupés par les enfants de l’Ouest.
Exactement comme il a donné 29 sièges à l’Extrême-Nord pour que les enfants représentent les communautés de l’Extrême-Nord. Et les 29 sièges de l’Extrême-Nord sont occupés par les enfants de l’Extrême-Nord. Cela n’a dérangé personne.
Cela donne donc le sentiment que c’est comme cela qu’il faut faire. Les enfants de l’Adamaoua, on leur a donné 10 sièges. Et ils sont pour représenter les communautés de l’Adamaoua. On n’a pas vu un seul nordiste descendre dans l’Adamaoua pour venir prendre aux enfants de l’Adamaoua un siège. Pour qu’ils deviennent nordistes et le Nord augmente sa quantité.
L’Ouest est un petit morceau du territoire
Le Nord a reçu 12 sièges du chef de l’État et ils sont 12 nordistes. Aucun Tout-pourri n’est assis à la place d’un nordiste. Aucun ressortissant d’une autre région n’est assis à la place d’un nordiste. Il en est de même de l’Est à qui le chef de l’État a donné 11 sièges. J’entends les gens dire qu’on est combien. Est-ce qu’on a compté les gens de l’Est à qui on a donné 11 sièges.
J’entends les gens dire que le Littoral c’est qu’une superficie. L’Est est la région du Cameroun la plus vaste. Mais le chef de l’État à qui le législateur a donné le pouvoir de donner les sièges, a donné à l’Est 11.
L’Ouest est un petit morceau du territoire comme ça. Il a mis là-bas 25 sièges et tout le monde est d’accord. Ça se passe très bien. Sa propre région natale à lui-même, le Sud, qui n’est pas si petite que cela, il n’a mis que 11 sièges là-bas. Personne n’a dit comment tu mets seulement 11 sièges chez toi. Tu aurais dû mettre 20 ou 30 ou 40.
Il a mis 11. Et là-bas, toutes les 11 personnes qui sont assises sont des enfants du Sud pour représenter les peuples Bulu. Les peuples Fang, les peuples Bassa, les peuples Batanga, etc. C’est-à-dire les peuples autochtones de la région du Sud.
15 sièges pour que les anglophones
Au Sud-Ouest, le chef de l’État a mis 15 sièges pour que les anglophones du Sud-Ouest soient représentés. Il n’y a aucun francophone là-bas qui est venu prendre un siège. Mais il n’y a pas non plus un homme du Sud ou du Nord-Ouest qui est descendu.
Même comme ils sont tous anglophones, chacun est resté chez lui parce qu’au Nord-Ouest, le chef de l’État a mis 20 sièges. Et ça se passe très bien. Je n’entends aucune revendication de l’Extrême- Nord qui se plaint que le Noun est venu prendre ses sièges.
Chacun est chez lui parce que chacun doit avoir une place. Et le chef de l’État a donné à chacun une place. Et je constate que partout, chacun respecte les places des autres, sauf au Littoral.
J’entends dire que oui, mais les littoraliens, ils sont combien? On peut donc prendre leur place. Mais un proverbe dit que ce n’est pas parce que la tortue marche lentement qu’elle n’a pas sa part. Elle marche lentement, mais elle doit avoir sa part.
19 sièges du Littoral
Le littoral, on lui a donné 19 sièges. Qu’est-ce que fait un anglophone sur les 19 sièges du littoral? Qu’est-ce que monsieur aussi fait là? Il est venu prendre un siège sur lequel un Deïdo ou un Akwa ou un Bonanjo devraient s’asseoir pour représenter les peuples de Deïdo, le peuple de Bonambela ou le peuple de Bonanjo. Parce que le Sud-Ouest a 15 sièges et dans les 15 sièges, le Ndian, le département de rattachement du député Osih, a ses 4 sièges.
Ils sont occupés. Personne d’autre n’est venu nulle part ailleurs pour occuper ces sièges-là. Et monsieur aussi ne s’est pas plaint que dans le Ndian, pourquoi on n’est pas retrouvé par un gars de l’Est.
Mais lui, on le retrouve ici, là où le chef de l’État a mis 3 sièges, dans la circonscription qu’on appelle Wouri Centre, qui comprend maintenant Douala 1er, 4 communautés, les Balimba, les Bellois, les Bonambela, les Deïdo. Les communautés qui sont là-bas. Comme dans Lendi, il y a des communautés qui sont même des communautés Sawa, mais qui sont là-bas.
Personne n’est allé là-bas prendre un siège. Mais les gens viennent de là-bas, ils viennent prendre des sièges. Résultat, il n’y a pas de Deïdo à l’Assemblée nationale.
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Les autochtones de Manjo
Le chef de l’État a donné au Moungo 6 sièges, en divisant par 2, le Moungo-Nord, avec 3 sièges, qui part de Mélon jusqu’à Loum, pour permettre que les peuples de là-bas aussi s’entendent entre eux. Parce que ça dépasse 4, ça dépasse 3. Il y a le canton Ebone, il y a le canton Elom, il y a les Bakaka, il y a les Banéka, qui sont les autochtones de Nkongsamba. Il y a les Manéha, qui sont les autochtones de Manjo.
Il y a les Bakossi francophones, qui sont là-bas à Manjo. Il y a les Bonken, il y a les Bafou. À Loum, il a mis 3 sièges, que ces gens-là s’entendent entre eux, qu’ils aient 3 personnes pour les représenter dans le grand rendez-vous de la représentation nationale.
Parce que le Cameroun est un pays de communauté. Il est une nation qui est constituée, de micro-nationalité. Et que, pour le Moungo-Nord, les 3–là, assurent la représentation de cette partie du territoire.
D’où vient-il donc qu’il n’y ait aucun Bakaka à l’Assemblée, aucun Bonken à l’Assemblée, aucun Bo à l’Assemblée, etc. Et qu’on se retrouve sur les 3 sièges du Moungo Nord, 2 qui sont occupés par Simé Pierre, un compatriote qui vient de Bafang. Ngancha Louis Henri, un autre compatriote qui vient de l’Ouest, dans le Nde.
Pas de Banganté à l’Assemblée
Sur 3 sièges qu’on a donnés au Moungo-Nord, 2 sont occupés par des frères qui ressortent de l’Ouest. Qui a déjà ces 20 sièges ? L’Ouest Bamiléké a 20 sièges. A raison de 4 dans le Bamboutos, 2 dans la Mifi, 2 dans le Nde, 2 dans le Koung-Khi, 2 dans les Hauts Plateaux, 2 dans le Haut-Nkam, 5 dans la Menoua.
Je constate que personne n’est parti des Bamboutos pour venir prendre les sièges dans la Menoua. Pourtant, ils sont tous Bamilékés. Personne n’est parti de la Menoua pour ajouter le nombre de Dschangs à l’Assemblée en disant aux Banganté que vous êtes combien, vous payez combien d’impôts.
C’est nous les Dschang qui payons les impôts. On a nos 5 sièges mais on va aussi prendre un chez vous ou deux même. Comme ça il n’y a pas de Banganté à l’Assemblée, il n’y a pas de ressortissants du Ndé.
L’Ouest est tranquille
Personne n’a osé faire ça à l’Ouest. L’Ouest est tranquille, elle se porte bien parce que les Banganté sont chez eux avec leurs deux sièges. Les Mbouda sont chez eux avec leurs 4 sièges.
Personne n’a traversé le fleuve Noun pour aller discuter les sièges des Bamoun et des Tikar à qui le chef de l’État a donné 5 sièges. Chacun est chez lui et l’Ouest est bien. Mais tous les enfants de l’Ouest s’organisent pour augmenter le nombre de ressortissants de l’Ouest à la représentation nationale.
Ils prennent trois ou deux sièges dans le Ndoune. Ils ne sont plus 25 au total, 20 Bamiléké, 5 Bamoun et Tikar. Ils sont maintenant 25 plus 2. Ça fait combien ? Ils descendent dans le Noun au Sud, à partir de Njombé- Penja jusqu’à Dibombari
Là, le chef de l’État a mis trois sièges pour que les ballons soient représentés. Pour que les bankon qui sont à Bonalea soient représentés. Pour que les pongos et les bakoko du Mungo soient représentés.
Les pongo ne sont pas à l’Assemblée
Il a mis trois sièges. Deux de ces sièges sont occupés par Jean-Baptiste Mbapté et Djemeni Benide. Ils représentent qui ? Puisque les pongo ne sont pas à l’Assemblée, puisque les bakoko du Mungo ne sont pas à l’Assemblée, puisque les bankon ne sont pas à l’Assemblée, puisque les ballons ne sont pas à l’Assemblée.
C’est-à-dire que tous les peuples du Mungo-Sud ne sont pas à l’Assemblée. Ceux qui sont à l’Assemblée, c’est Mme Disake, qui est Deido, mais qui est mariée. Et dans nos coutumes, tant que tu te maries, tu pars dans la communauté de ton époux.
Nous ne nous plaignons pas de Mme Disake. Elle est notre épouse, mais elle vient de Deido. Et ce sont nos frères.
Nous pouvons nous entendre et nous représenter mutuellement les uns les autres. Mais Mbapté représente qui ? Djemeni Benide représente qui ? Je n’ai pas dit, on dit que je ne les aime pas, je ne suis pas dans l’amour. Je suis en train de demander qui il représente.
Fandja Gabriel, vient du Nord Makombe
S’il représente les pongos, qu’on me dise que c’est Djemeni qui représente les pongo. Parce que dès qu’on va me dire ça, je vais demander qu’il manque les pongo, il manquait les Bakon. Donc, on était à 27 sièges, plus 2 encore. Ça fait combien ? 29. J’arrive maintenant dans le Wouri. Bonabéri, c’est les belle-belle.
Il n’y a qu’un seul chef supérieur là-bas qui indique ce que l’État considère comme peuple autochtone. Parce que là où il y a le peuple autochtone, ils sont là vers leur chefferie traditionnelle. Il n’y a qu’un seul chef supérieur à Bonabéri. Avec un seul chef supérieur et tous ses sujets. Chef de troisième degré, à Bonassama et ailleurs. Bojongo, Sodiko, Bonendale, Djebalé.
Notre représentant à l’Assemblée s’appelle Fandja Gabriel. Pourquoi ? La question que je pose c’est que Fandja Gabriel, qui vient du Nord Makombe, qui est Moya, il représentait les belle-belle. Pourquoi ? Les belle-belle, avant que Fanja ne soit là, c’était Edimo Ndoumbé Oscar, un enfant de Bonamikano qui était député des belle-belle.
Japoma et canton Bassa de Wouri
D’où vient-il qu’on enlève Edimo Ndoumbé Oscar qui est parti quand il était dans le Sdf. C’est à ce moment qu’il représentait les belle-belle. Quand il a quitté le Sdf, il est parti dans le Rdpc, C’est à ce moment qu’on l’a mis derrière pour prendre Fandja Gabriel qui représente les belle-belle. Ça fait 29 plus 1. Ils sont déjà à combien ? A 30. Puis on s’en va dans le Wouri- Est, c’est-à-dire Douala 3, canton Japoma et canton Bassa de Wouri.
Et Douala 5, canton Bassa Wouri et canton Akwa. Parce que le canton Akwa se trouve dans deux communes, la commune de Douala 1er et la commune de Douala 5 dans ce que nous appelons Mbela-Jédu, avec Bonamoussadi, Bonangang, Bangué, Lendi, et tout le reste. Donc, le chef de l’État a mis 4 sièges là-bas pour que ces communautés qui sont là-bas soient aussi représentées à l’Assemblée.
L’article 151 du Code électoral
Les partis politiques qui, conformément à l’article 151 du Code électoral, sont chargés de mettre les candidats alors que le Code électoral leur intime l’ordre de constituer les listes des candidats en tenant compte des composantes sociologiques. On n’a pas dit de tenir compte des allogènes. Les mots allogènes n’existent ni dans la Constitution, ni dans le Code électoral, ni dans le Code général des collectivités territoriales décentralisées.
Ce sont mes adversaires politiques qui ajoutent à la dignité en disant que les allogènes ont fait ci. Le problème n’est pas des allogènes, le problème n’est pas que Douala est cosmopolite. Le mot cosmopolite n’est pas dans la Constitution, il n’est pas dans le Code électoral, il n’est pas dans le Code général des collectivités territoriales.
Nulle part, on a dit que quand une localité est cosmopolite, on change les règles du jeu. Vous voyez ces quatre sièges, les élections se déroulent, et bien c’est Ngahane Isaac qui passe avec Ndongo, épouse de Pokossi Doumbé, qui est Akwa. Ils sont tous deux du Rdpc. Ngahan Isaac était la tête des listes, suivi de Ndongo Moutome. Puis, les deux autres sièges sont partagés. Le Pcrnde Cabral Libii gagne un siège.
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Jean-Michel Nintcheu, tête de liste
C’est Mme Hassana Molu qui est assise sur le siège pour faire le fédéralisme communautaire. Puis, l’autre siège, on l’a donné au Sdf. La tête des listes, c’était Jean-Michel Nintcheu. Moralité et conséquences, trois ressortissants de l’Ouest et un seul ressortissant de la circonscription. Et j’entends dire qu’on a fait comme ça parce que les Akwa sont combien, les Bassas du Wouri sont combien.
Les Bassas du Wouri ont 21 villages. On dit que c’est Ngahane Isaac et Nintcheu et Hassana qui doivent s’asseoir à leur siège à l’Assemblée. Ça fait 29 plus 3. Puis, les mêmes qui ne sont pas encore rassasiés s’en vont dans le centre, dans le Mfoundi où le chef de l’État a mis sept sièges. Et Paul-Éric Ndiongwe prend aussi un autre siège là-bas.
Ça fait combien ? Et je pose la question, ça va s’arrêter quand ? Peut-être quand ils auront pris tous les 19 sièges du littoral. Et puis, ils vont prendre aussi les sièges du centre. Et puis, peut-être, ils vont commencer à chercher à prendre les sièges du Sud. Puisque la logique pour prendre les sièges, c’est qu’on s’auto-proclamé plus grand payeur des impôts.
Pierre Flambeau Ngayap, Ketchanga Célestin et Manga Zang
Donc, nous sommes dans une situation où le Littoral est en train d’être remplacé à l’Assemblée nationale. Et ce n’est pas seulement à l’Assemblée nationale, parce qu’au Sénat, le chef de l’État a mis 10 sièges pour chaque région. Et il n’y a que le littoral où 3 des 10 sièges sont occupés. Pour la même raison que j’ai dit tout à l’heure concernant Mme Dissakè, je dis la même chose concernant Mme Yinda.
Mme Yinda est du sud, mais elle est mariée à Yinda qui est de la Sanaga maritime. Elle est donc devenue une femme de la Sanaga maritime. Je l’enlève donc du calcul. Il reste trois. Pierre Flambeau Ngayap, Ketchanga Célestin et Manga Zang.
Vous voyez, je me plains parce que je n’ai pas mis. Parce que je me plains de Manga Zang. Il représente qui dans le littoral ? Si on veut donner un siège à Manga Zang, on lui donne le siège chez lui, dans le centre.
Ça ne va poser aucun problème. Puisque dans tous ces sièges qu’on partage comme ça, c’est dans le littoral qu’on partage les sièges. Et les gens qui occupent ces sièges, ils ne laissent pas l’argent du littoral dans les caisses du littoral.
Ce n’est pas une question d’amour
Ils prennent l’argent. 150 millions, tous les cinq ans au minimum, qu’ils encaissent. Je me bats pour que cet argent qui est destiné au littoral reste dans les poches des enfants du littoral. Pour qu’ils utilisent ça pour faire la politique dans leur région. C’est de ça qu’il est question. Ce n’est pas une question d’amour..
J’aime tout le monde. Mais je refuse que les gens nous mettent dans l’injustice en utilisant les dysfonctionnements de notre système électoral. C’est pour ça que je suis allé à l’étranger. Parce que j’ai déjà commencé à parler de ça au Cameroun.
Vous êtes au courant, rien n’est nouveau pour vous. Mais je veux une grande mobilisation des peuples du littoral pour qu’ensemble, les enfants qui sont à l’étranger et ceux qui sont dedans, qu’on élève les voix contre une injustice qui peut-être demain va donner des situations irréversibles.
Une organisation nébuleuse
Comme nous sommes à peu près dans une situation irréversible au nord-ouest et au sud-ouest. Et je voudrais solennellement me réjouir de ce que, face à l’adversité unilatérale. Parce que j’ai vu là que depuis que les savoirs des Etats-Unis m’ont invité et que les affiches ont circulé, il y a des esprits chagrins qui ont commencé à publier mes affiches en les barrant, en faisant toutes sortes de désordres autour d’une simple invitation pour recevoir le prix.
Je n’ai pas vu les Béti en train de barrer mes affiches. Je n’ai pas vu les Maka de l’Est ou les Ekang du Centre-Sud en train de s’opposer à mon voyage et barrer les affiches.
Je n’ai vu aucun nordiste. Je n’ai vu aucun ressortissant de l’Extrême-Nord. Peut-être que comme je viens de parler, demain les gens vont commencer à faire les faux profils en prenant le nom des ressortissants, des T-puri pour donner l’impression que tout le monde est adversaire.
Mais j’ai vu déjà autour d’une organisation nébuleuse qui n’a pas constaté qu’aucune autre organisation traditionnelle au Cameroun ne s’est intéressée à mon voyage. Qu’est-ce que le Laakam vient faire dans mes offres ? Ils croyaient qu’en terrorisant les gens d’ici et les gens de l’extérieur, mon voyage va échouer. Mon voyage a réussi à 250%.
Détruire le mobilier de la nation
Tout ce que les organisateurs avaient prévu, rien n’a été entravé. Il n’y a eu dans aucun endroit des États-Unis un commencement d’un mouvement quelconque d’hostilité. Ils ont mordu la poussière parce que les Camerounais n’acceptent pas ce type de comportement qui hier a conduit les gens à détruire le mobilier de la nation à l’étranger, les représentations diplomatiques.
Quand je suis arrivé aux États-Unis, l’ambassadeur de notre pays aux États-Unis a cru bon de me faire l’hospitalier. Et il m’a fait visiter l’ambassade qui est entièrement rénovée. Si vous voyez l’ambassade, vous allez tous être fiers. Je voudrais saisir cette occasion pour remercier M. l’ambassadeur qui n’a pas cru bon de céder aux sirènes des apprentis terroristes qui veulent amener la culture du terrorisme dans les affaires politiques du pays.
J’ai entendu dire que l’homme d’affaires Sawa qui a une salle de spectacle à Washington, Ngando, qui sera dorénavant boycotté parce qu’il a reçu le meeting qui n’était même pas un meeting, qui était en fait une soirée de collecte des fonds. Ngando n’a pas eu peur.
Le 18, les gens sont venus du Canada, les gens sont venus d’autres villes des États-Unis et nous avons fait la fête et on a collecté l’argent. J’ai ramené l’argent que les populations, les enfants du littoral qui sont là-bas. Mais pas seuls.
Un enfant de Nkondjock
Les Mbala étaient là. Mbarga s’est occupée de la représentation à l’Onu. C’est Mbarga, la fille du Nyong et So, qui a travaillé pour que j’assiste à la session de l’Onu consacrée justement aux peuples autochtones et qui était une session qui a mobilisé essentiellement les jeunes.
C’était donc un double message, parce que nous sommes à une ère où il est question des jeunes et des femmes au Cameroun. Mais je vois comme si l’exemple vient plutôt de Washington. Donc, mon séjour aux États-Unis s’est passé comme les organisateurs l’ont voulu.
C’est le lieu de remercier Maurice Tok, qui est un enfant de Nkondjock, qui est établi là-bas et qui a organisé ma visite à Miami pour que je voie comment l’argent des pays africains est détourné par les chefs d’État, les ministres et les enfants qui viennent acheter des yachts. J’ai vu des yachts là-bas. Si on vous montre un seul yacht comme ça, là, vous tombez une fois.
Ces voyages m’ont donc permis de comprendre que ce dont je parlais déjà avant de partir reste plus que jamais d’actualité. Notre pays a un problème de la qualité des hommes politiques qu’ils dirigent.
Une nouvelle génération d’hommes politiques
Quand vous entrez, vous voyez ce pays, vous comprenez qu’ils ne sont pas tombés du ciel. Ils sont le fait des dirigeants qui ont voulu que les choses soient ainsi. Et si nous avons ce que nous avons ici, avec le groupe électrogène qui parle là, c’est parce que nous avons des dirigeants qui veulent que les choses soient comme ça.
C’est pour ça que je me bats pour qu’il y ait une nouvelle génération d’hommes politiques. Que vous soyez là, que vous veniez remplacer. Et j’ai demandé aux Sawa de là-bas de se préparer.
Même si on a un seul élu, là où on l’aura, nous allons nous organiser pour que chaque année, des enfants du littoral aillent là-bas faire un petit souvenir. Ils commençaient à dire qu’il manquait 19 littoraliens pour être sur les 19 chers députés. Si un parti politique ne peut pas trouver 19 littoraliens, c’est qu’il n’a même pas de raison d’exister au Littoral.
Le monde au nord, c’est trois sièges. Donnez-moi le nom d’un parti qui ne peut pas trouver trois autochtones. On fait comme s’il faut une foule de gens pour qu’un Bonkeng ait sa place.
Donc les partis qui fossoient, ce n’est pas les partis d’opposition. C’est le Rdpc
Un enfant de Manjo
Là où tout le monde est. Là où tous les cadres de ce pays sont. Donc, le Rdpc ne peut pas trouver un Bonkeng, un Bakaka, un Mbo, un enfant de Manjo, un enfant de Nkongsamba, et je ne sais qui pour former une liste de trois personnes, trois titulaires, trois suppléants.
Vous croyez à ça ? Si on met Simé Pierre, on sait très bien qu’on est en train de mettre Simé Pierre en lieu et place de quelqu’un d’autre. Maintenant que la loi dise que pour être candidat, il faut être -, le Rdpc va trouver trois personnes.
Si on n’avait pas dit depuis 1996 que le président du conseil régional était un autochtone, on aurait utilisé les mêmes arguments pour mettre un halogène au conseil régional du littoral, en disant oui, mais on ne les voit pas, ils sont où ? Comme on a dit que c’est un autochtone, on a vu Mbassa Ndiné. Demain on va voir peut-être un Bakoko, après demain on verra un Bankon, etc. Et ça ne gêne personne.
L’article 276
Si on n’avait pas dit que le maire de la ville, dans l’article 276 du code général des collectivités territoriales décentralisées. L’article 246 est clair : « Le maire de la ville, conseiller municipal d’une commune d’arrondissement de la dite communauté urbaine, est une personnalité autochtone de la région de rattachement de la communauté urbaine ». Et on n’a pas dit qu’il doit beaucoup militer.
On n’a pas dit que pour être maire de la ville, ta communauté doit être très militante. Il est dit que pour être maire de la ville, il faut être un autochtone. Si c’est le Rdpc qui est majoritaire au conseil dans la ville, c’est-à-dire que si c’est lui qui a le plus grand nombre de conseillers municipaux, il cherche un autochtone, il présente. Si c’est le Sdf qui a le plus grand nombre de conseillers municipaux de la ville, il cherche un autochtone, il met.
S’il n’a pas d’autochtone, il ne met personne. Si le Sdf dans la ville de Douala ou de Nkongsamba ou d’Edea se retrouve avec tous ses conseillers qui sont halogènes, ce qui va se passer, c’est qu’il n’aura pas de président de conseil régional. Il n’aura pas de maire de la ville.
C’est ce que le législateur dit. Le législateur n’a pas ouvert la porte aux spéculations. Que chacun vienne là-dedans juger les gens.
Ils sont combien ? Ils payent combien d’impôts ? Vous avez entendu l’affaire des impôts ici ? C’est vous qui mettez ça pour justifier des comportements de prédation. C’est pour ça que je te dis donc que non. Le problème, ce n’est les chefs traditionnels. S’ils veulent, ils s’impliquent. Mais sachez que le chef de l’État a impliqué les chefs traditionnels dans le conseil régional. Il leur a réservé 20 sièges.
Chaque région doit être dirigée par ses autochtones
Dans tout le Cameroun, dans chaque conseil régional, les chefs traditionnels ont 20 sièges. Le chef de l’État n’a pas dit qu’il fallait mettre ici son dynamique, s’il parle, s’il ne parle pas. On n’a pas dit ça.
Toutes ces considérations, c’est ceux qui ne veulent pas rester dans la lettre et l’esprit de la loi. Quand la Constitution de 1996 dit dans son article 57 que le président du conseil régional est une personnalité autochtone de la région, on n’a pas dit qu’il faut que cette région soit cosmopolite.
J’entends les gens dire que le littoral est cosmopolite. Le législateur a quoi à voir avec les cosmopolites ? Le législateur dit que chaque région doit être dirigée par ses autochtones. Il dit que chaque communauté urbaine doit être dirigée par ses autochtones.
Et nous sommes en train de pousser pour que ce qu’il a dit dans l’article 151 du Code électoral soit dorénavant clairement bien interprété parce que c’est là-dedans que se trouve le vice. Les mauvais, les acteurs politiques de mauvais augure font comme s’ils ne savent pas ce que c’est que composante sociologique. Depuis que je parle de ça, j’ai commencé à entendre les gens dire que la composante sociologique ne veut pas être autochtone.
Ça veut dire quoi alors ?
J’entends les gens dire que ça veut dire les infirmes, les gens qui ne voient pas bien, les différents aveugles qu’il y a dans la localité, etc. Non ! Le législateur dit à l’article 151, alinéa 1er, « l’élection se fait au scrutin de liste sans vote préférentiel ni panachage ».
Je vous rappelle que nous sommes au titre 5, disposition spécifique à l’élection des députés à l’Assemblée nationale, à l’alinéa 2. Chaque parti politique existant légalement et désireux de prendre part à l’élection dans une circonscription.
On n’a pas dit dans une circonscription qui est cosmopolite, qui n’est pas cosmopolite, où les gens militent beaucoup ou ils ne militent pas. Chaque parti politique présente une liste complète comportant autant de candidats choisis parmi ses membres qui ont des sièges à pouvoir. Ça veut dire quelque chose de précis.
Si tu as seulement la circonscription, c’est Mungo au-dessus. Là où Mme Njocké va se présenter, c’est trois sièges. Si toi tu en as deux, tu ne mets pas de liste. C’est tout. On ne cherche pas à savoir si tu es très implanté. Il n’y en a pas six, c’est un siège.
D’accord ? Le Nkam, c’est un siège. Titulaire et suppléant. S’il te manque le suppléant, ta liste tombe.
Des mobiles fallacieux
Elle ne passe pas. Quel est ce pays où les gens peuvent se permettre de relativiser les textes qui fondent la cohésion sociale sur des mobiles fallacieux qu’ils imaginent pour justifier leur culture de prédation ? Dans l’alinéa 3, le législateur est clair. La constitution de chaque liste de candidats doit tenir compte des différents compositeurs sociologiques et de la circonscription concernée.
Elle doit tenir compte du genre. Pourquoi tout le monde comprend ce que c’est que le genre ? On dit que ça doit tenir compte du genre. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que si tu présentes une liste avec les hommes seulement, elle ne passe pas.
On ne cherche pas à savoir s’il manquait des femmes dans votre groupe. Vous allez présenter une liste et vous allez dire qu’on n’a pas mis les femmes parce qu’on ne voit pas les femmes. Elles ne militent pas.
Elles sont où ? C’est que le discours s’arrête. Si les femmes ne militent pas dans votre parti, vous ne présentez pas de liste. Et le parti qui s’organise pour avoir les femmes à son sein va présenter les listes.
Il faut qu’on apprenne à respecter les droits de ce pays. Le premier président de la Cour suprême, dernièrement dans l’installation du procureur général, il a parlé de cette affaire en disant que le Cameroun était un état de droit et doit le demeurer. Nous devons respecter les droits que nous nous fixons.
La composante sociologique
On n’a pas dit ici que la composante sociologique, si la Constitution est cosmopolite, il faut mettre les allogènes. On est en train de dire que si tu veux être candidat à l’élection législative, tu peux être candidat là où tu es composante sociologique. Tout le monde sait ce que c’est.
Et si les gens ne veulent donc pas savoir, nous allons attaquer au tribunal administratif conformément à l’article 171 et au conseil constitutionnel conformément à l’article 151 toutes les listes qui seront faites et que nous allons estimer qu’elles n’ont pas respecté les dispositions pour que le législateur soit bien compris et définitivement. Parce que je me souviens que c’était comme ça à l’époque, en 2007. On vient de loin, surtout les femmes.
C’est quand il a tenu compte du genre. Ce n’est pas aujourd’hui qu’on dit ça, c’est depuis 90. Et on faisait des listes, il n’y avait pas de femmes, où alors on mettait les femmes en suppléance.
Le Rdpc a attaqué la liste de l’Undp
Et les listes passaient jusqu’en 2007 quand à Wouri-Est, le Rdpc a attaqué la liste de l’Undp en disant que l »Undp n’avait pas mis de femmes. À ce moment, c’était encore Dipanda Mouelle qui était président de la Cour suprême, qui siégeait en lieu et place du conseil constitutionnel. On a amené l’Undp à la barre.
On lui a demandé, tu as mis les femmes ? Ils ont dit, mais oui, les femmes sont là. Elles sont où ? Mais les voici en suppléance. Et Dipanda a dit, mais qui vous a dit de les mettre en suppléance ? Le législateur dit de tenir compte du genre pour qu’elles puissent aussi être députées.
Si vous les mettez en suppléance, ça veut dire que vous ne voulez pas qu’elles soient… Et il a cassé la liste de l’Undp. C’est depuis ce jour-là que nous tous nous avons appris que quand on parle du genre, il s’agit de les mettre là où elles peuvent aussi être. On va faire la même chose et tout le monde comprendra que Wouri-Centre, ce sont les Bell, les Bonambéla, les Deïdo et les Balimba.

Imposer ses vues aux autres
Ce n’est pas quelqu’un d’autre. Tout le monde comprendra que les Wouri-Ouest, Bonabéri, ce sont les Bell, ce ne sont pas les Bamiléké. Et vous allez voir la bataille qu’il y aura à Douala II. Parce que, c’est le canton belge qui est devenu comme un no man’s land. Tout le monde a chacun son village sauf Douala II. On fait comme si Douala II n’appartient à rien.
On va voir. C’est ça que je suis parti faire là-bas pour revenir ici et continuer maintenant la lutte sur le terrain. Je cherche l’argent pour aider les listes de 100% autochtone. Je vais les soutenir. Ce n’est pas les partis politiques qui manquent.
Je termine sur cette affaire en disant trois choses. La première chose, c’est que dans le pays, il y a une communauté qui estime qu’elle peut imposer ses vues aux autres.
En considérant qu’elle est très bien représentée dans les listes électorales. Et comme c’est la démocratie, ça sera dans la démocratie du Nombre. Mais le ministre Esso avait mis en garde contre la démocratie du Nombre.
Lorsque Momo Jean-De-Dieu est devenu ministre, il a organisé la fête pour remercier Paul Biya de l’avoir nommé ministre. Et c’est Esso qui était venu représenter Paul Biya à cette fête. Il a mis en garde contre la démocratie du nombre.
Tout le monde a compris
Les gens qui pensent que comme notre communauté est nombreuse, c’est nous qui allons décider. Si, nous avons décidé que Nyamsi ne sera pas député, il ne sera pas député ici. Parce que c’est nous les plus nombreux. Je vais être candidat dans Moungo. Personne ne va décider de mon sort en lieu et place des enfants du Moungo. C’est eux qui vont décider. Donc, appeler les enfants autochtones du littoral à s’inscrire sur les listes électorales.
Que chacun, dans chaque village, tous ceux qui sont de bonne foi, qui veulent que le littoral soit représenté par lui-même. Et que le littoral gère lui-même ses affaires publiques. Comme L’Extrêmes-Nord gèrent ses affaires publiques. Comme l’Ouest gère elle-même ses affaires publiques. C’est le moment de vous mobiliser. Parce que demain, n’importe quel fou peut nous amener dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest. C’est comme ça que ça a commencé.
Ils se plaignaient et on disait, mais vous, vous plaignez pourquoi ? Maintenant, on ne dit plus ça. Il n’y a plus personne au Cameroun qui ose dire que, oui, les anglophones se plaignent. Pourquoi ? Tout le monde a compris pourquoi ils se plaignent. Ils se plaignent parce qu’on les a confinés au rang de second. Et dernière seconde. C’est pour ça qu’ils se plaignent.
Contre l’exode rural
Nous aussi, nous sommes en train de nous plaindre. Que l’on s’organise sous le prétexte de transformer l’exode rural en un outil politique. L’exode rural, qui est un malheur. Je suis né dans ce pays, j’ai trouvé Ahidjo qui parlaient déjà contre l’exode rural. Je ne savais pas qu’un jour, les gens allaient transformer l’exode rural en un levier.
Plus vous désertez vos régions, vous venez au littoral. Plus le littoral est susceptible d’être entre vos mains. C’est ça ? Eh bien, nous allons recadrer les choses.
Tout le monde sera ici. Nous allons préserver les droits constitutionnels. La liberté de se déplacer et de s’installer où chacun veut.
Mais nous allons affirmer la préservation des droits des populations auto-tours. A l’autodétermination. Ce n’est pas Élimby qui a mis ça dans la Constitution. L’article 246 parle du maire de la ville.
Que chacun reste à sa place
Nous avons obtenu ça en 2019. On n’a pas voulu savoir s’il y a trop de Bami dans la ville de Douala. Vous êtes les plus nombreux à Nkongsamba, mais vous ne pouvez pas être maire de Nkongsamba. On va donc aller vers plus de précision encore. Au niveau des communes de roues et des communes d’arrondissement.
Parce que si on ne voulait pas comprendre ce que c’est que les composantes sociologiques. Eh bien, nous allons faire tout pour que le langage du législateur soit beaucoup plus simple. Qu’il dise que pour être conseiller municipal, il faut être auto-tour de la région du rattachement.
C’est terminé. Quand il va dire ça, je vais encore voir comment les gens vont dire que nous sommes les plus nombreux ici. Donc, Cameroun a besoin de tous ces enfants. Et la bataille, c’est que chacun ait une place. Que chacun reste à sa place. Et que personne n’essaie de prendre la place des autres. Sous aucun prétexte. La démographie ne peut pas être un prétexte qui nous plonge dans les risques de la crise.
















