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Côte d’Ivoire : l’opposition réclame un organe électoral « neutre et impartial »

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Côte d'Ivoire un organe électoral

Après la dissolution de la CEI en mai dernier. Plusieurs partis d’opposition en Côte d’Ivoire ont soumis ce lundi 05 octobre 2026 aux autorités. La création d’un nouvel organe « neutre et impartial » pour superviser les prochains scrutins.

La réforme de la CEI était réclamée de longue date par l’opposition qui l’accusait, notamment lors de la dernière présidentielle d’octobre 2025 largement remportée par le président sortant Alassane Ouattara, d‘être inféodée au pouvoir.

Ils ont critiqué l’exclusion des deux principaux candidats de l’opposition, l’ex-président Laurent Gbagbo et le banquier international Tidjane Thiam. La CEI s’était défendue en disant appliquer les règles en vigueur.

La CEI avait été dissoute en mai par le gouvernement qui avait annoncé plancher sur un mécanisme permettant de garantir « des élections apaisées » et un climat de « confiance ».

Des experts plutôt que des représentants politiques

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« La première exigence, c’est que l’organe chargé des élections soit un organe véritablement indépendant, neutre et impartial. Cela signifie qu’il ne doit pas comprendre les représentants des partis politiques, du gouvernement ou des pouvoirs publics », a déclaré Pascal Affi N’Guessan, le patron du Front populaire ivoirien (FPI), lundi à la sortie de la rencontre avec le ministre de l’Intérieur.

« Il faut aussi que ce soit un organe composé d’experts en matière électorale, qui sera recruté sur des bases rigoureuses (…). Nous voulons que l’organe électoral puisse mener sa mission sans aucune considération partisane », a-t-il ajouté, en précisant souhaiter également la création d’un organe d’observation en parallèle.

« Le gouvernement et nous avons la même préoccupation, c’est de mettre en place un organe qui peut éviter à la Côte d’Ivoire des conflits« , a de son côté déclaré Charles Blé Goudé, président du Cojep.

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Par ailleurs, la présence d’Ahoua Don Mello et des représentants de Simone Ehivet Gbagbo, tous deux candidats malheureux à la présidentielle d’octobre 2025, aux côtés de ceux du parti de Laurent Gbagbo était notable : ces courants, jadis alliés, sont en froid depuis plusieurs mois, voire plusieurs années.

Un poids lourd de l’opposition était toutefois absent : le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) qui a fait sa proposition de réforme de son côté, la semaine dernière.

Les élections locales, prochain scrutin en Côte d’Ivoire, doivent se tenir en 2028 et la présidentielle en 2030.

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