Face à la montée des risques climatiques, le Cameroun veut structurer la riposte à partir des collectivités territoriales décentralisées.
Ainsi donc, le Fonds spécial d’équipement et d’intervention intercommunale (Feicom) a annoncé l’octroi de près de 6 milliards Fcfa. Cet argent est destiné à financer des projets de résilience portés par les communes. L’enveloppe vise prioritairement à protéger les populations. Et à limiter les dégâts causés par des phénomènes climatiques devenus imprévisibles, notamment les inondations
56 communes à travers le pays
Ce financement a été validé en juillet 2025 par le Comité des concours financiers du Feicom. Il va bénéficier à 56 communes à travers le pays. Alors, y faisant, 33 projets sont spécifiquement consacrés à la gestion et à la réduction des risques d’inondation. Et 23 au reboisement et à la restauration des écosystèmes.
Il s’agit d’un choix stratégique. Surtout à « l’heure où ces catastrophes naturelles deviennent plus fréquentes et plus destructrices. Affectant aussi bien les habitations que les infrastructures et les activités économiques », nous renseigne-ton.
Dans l’action, le Feicom a réuni plusieurs maires, les 13 et 14 avril 2026. Pour la sensibilisation et le renforcement des capacités. Objectif poursuivi, « s’assurer que les projets financés ne restent pas à l’état d’intention. Mais qu’ils se traduisent par des réalisations concrètes et durables sur le terrain », avons-nous appris.
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Compréhension des enjeux climatiques
Au menu des travaux, plusieurs axes ont été abordés. On a parlé entre autres, d’une meilleure compréhension des enjeux climatiques. Du suivi des procédures d’attribution des marchés. De la mise à disposition d’outils de pilotage pour garantir la viabilité des projets.
Egalement, une attention particulière a été accordée aux études techniques et aux notices d’impact environnemental et social. Des études considérées comme essentielles pour assurer la pertinence et la viabilité des initiatives.
Alors, cette dynamique entre dans le cadre du « Guichet climat ». Un mécanisme mis en place en 2024 par le Feicom pour accompagner les collectivités territoriales décentralisées (CTD). Dans leur adaptation au changement climatique. Ce dispositif vient combler un déficit observé. Celui de la préparation des communes face aux catastrophes naturelles.
L’urbanisation non maîtrisée
Les défis sont nombreux notamment celui des infrastructures inadaptées, des systèmes de drainage insuffisants, de l’urbanisation non maîtrisée. Toute chose qui fait augmenter les effets des inondations et accentuent la vulnérabilité des populations.
L’appel à projets lancé en mars 2025 s’est inscrit dans cette logique. L’avait invité les communes les plus exposées aux inondations à proposer des réponses concrètes à leurs réalités. Des propositions qui devaient non seulement répondre à des besoins clairement identifiés. Mais en même temps s’inscrire dans une logique de prévention et de durabilité.
















